•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Fuite chez Desjardins : la police interroge 17 personnes d'intérêt

Le logo Desjardins sur la façade d'un établissement.

Le projet d'enquête Portier a été lancé après la fuite de renseignements personnels de 2,9 millions de membres du Mouvement Desjardins.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

L'équipe intégrée d'enquête, chargée de faire la lumière sur la fuite de renseignements personnels de clients du Mouvement Desjardins, interroge 17 personnes d'intérêt. À Québec, les partis ne s'entendent pas sur la tenue d'une commission parlementaire.

« [Ces 17 personnes] ont fait l'acquisition de la liste ou d'une partie de la liste ou ont tenté de le faire », a indiqué le sergent Claude Denis, porte-parole de la Sûreté du Québec (SQ).

Les policiers ont également rencontré cette semaine 91 témoins dans les secteurs de Québec, de Montréal et de Laval dans le cadre du projet d'enquête Portier, indique la SQ dans un communiqué.

Six perquisitions, effectuées dans quatre résidences et deux commerces, ont permis de saisir, entre autres, du matériel informatique, ajoute la SQ.

Le projet Portier a été lancé à la suite de la fuite de renseignements personnels de 2,9 millions de membres du Mouvement Desjardins. Cette enquête a démontré qu'un employé malveillant avait agi de manière illégale.

L'équipe intégrée d'enquête rassemble des enquêteurs de la Division des enquêtes sur les crimes économiques de la SQ, des membres du Service de police de Laval, du Service de police de la Ville de Montréal, du Service de police de la Ville de Québec et du Service de police de Lévis.

Plus de 200 policiers et une dizaine de membres civils ont participé à l'opération.

Québec refuse de tenir une commission parlementaire

Deux demandes de mandat d’initiative des partis d’opposition en vue de tenir une commission parlementaire sur les vols de données se sont soldées par un échec.

D’abord, dans les dernières semaines, les membres de la Commission des finances publiques ne sont jamais parvenus à s’entendre sur une liste de groupes ou d'intervenants appelés à témoigner. Les membres du gouvernement acceptaient seulement d’entendre trois groupes (Desjardins, Equifax et l’Autorité des marchés financiers) alors que les oppositions souhaitaient une liste beaucoup plus longue, incluant notamment Revenu Québec.

Pour justifier la décision de ne pas élargir le mandat, le premier ministre François Legault avait déclaré : « On ne veut pas des commissions parlementaires qui vont gérer à la place du gouvernement. » Des propos qui avaient soulevé la colère de nombreux députés.

Puis, jeudi, c’était au tour de la Commission des institutions de se pencher sur un mandat semblable, avec le même résultat.

La députée libérale Marwah Rizqy a comparé la rencontre à un « dîner de cons numéro deux ». « Le gouvernement n’est pas intéressé par le travail des parlementaires », a ajouté Vincent Marissal, de Québec solidaire.

Au gouvernement, on rétorque que deux projets de loi seront déposés d’ici la fin de l’année. À cette occasion, les groupes ciblés pourraient être entendus. « Les gens à la maison ne veulent pas savoir qu’on s’est chicané. Ce qu’ils veulent, ce sont des résultats », a affirmé le député caquiste Ian Lafrenière.

La pièce législative du ministre des Finances Éric Girard visera à améliorer la protection des données financières en encadrant les agences de crédit et en permettant le gel ou le verrou du crédit. Quant au projet de la ministre responsable des Institutions démocratiques, de la Réforme électorale et de l’Accès à l’information, Sonia LeBel, il concernera plus largement les données personnelles des Québécois.

Avec des informations de Mathieu Dion

Économie