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Joshua Roy impatient de faire ses débuts avec les Sea Dogs

Un joueur de hockey enfile le chandail de sa nouvelle équipe

Joshua Roy a été le premier choix de l'encan 2019 de la LHJMQ

Photo : Vincent Éthier / LHJMQ

Guillaume Piedboeuf

Premier choix du dernier repêchage de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, Joshua Roy se sent déjà à sa place chez les Sea Dogs de Saint-Jean. Côté hockey, tout roule pour le jeune Beauceron à l’aube du match d’ouverture des siens. « Le plus difficile pour moi, c’est l’anglais », lance-t-il.

La saison dernière aurait difficilement pu mieux aller pour Joshua Roy. Collectivement, les Chevaliers de Lévis ont établi un record de la Ligue de hockey midget AAA du Québec avec 34 victoires consécutives. Individuellement, le hockeyeur de Saint-Georges a amassé 38 buts et 88 points en 42 rencontres, le plus haut total pour un jeune de 15 ans depuis Alexandre Daigle, en 1991.

C’est ainsi qu’il se retrouve cet automne au Nouveau-Brunswick, à plus de 500 kilomètres de la maison, chez les Sea Dogs où de grandes attentes sont placées en lui.

Les vétérans m’ont super bien accueilli dans l’équipe et la présaison s'est bien passée , relate le joueur de centre de 1,83 m et 87 kg, en pension dans une famille de Saint-Jean depuis le mois d’août.

Être si loin de la maison est une adaptation, admet-il, mais déjà l’an dernier, il passait ses semaines en appartement avec sa mère, à Lévis, pour pouvoir jouer avec les Chevaliers.

Je voyais juste mon père et mes frères la fin de semaine, donc j’avais commencé à m’habituer à ça. La plus grosse adaptation, c’est vraiment parler anglais. Il faut que je comprenne ce qu'on me dit. En même temps, c’est une bonne chose que je doive l’apprendre.

Un rôle offensif

Sur la glace, toutefois, Joshua Roy n’est pas déstabilisé. Je suis un joueur offensif et c’est ce que les entraîneurs veulent que j’amène à l’équipe. J’ai connu de bons matchs présaison. Sans nécessairement amasser beaucoup de points, j’ai créé beaucoup d’occasions de marquer, explique-t-il.

Pas mal pour un joueur qui jouait encore au niveau bantam, il y a 18 mois.

La plus grosse différence, c’est vraiment la vitesse des joueurs et la vitesse d’exécution. Et c’est sûr que côté physique, ça parait quand tu vas chercher la rondelle dans un coin avec des joueurs de 19 ou 20 ans, ajoute le jeune Beauceron.

Pas de pression additionnelle

Confiant en ses moyens, ce dernier refuse toutefois de se mettre de pression additionnelle sur les épaules en raison de son statut de premier choix au repêchage.

Tout le monde ici s’est rendu à la LHJMQ. Je n’ai rien fait de plus que les autres autour de moi pour le moment. C’est ma première année junior. Je n’ai pas vraiment d’objectif, à part m’adapter au jeu et faire ce que je suis capable de faire.

Les Sea Dogs misant sur l’une des plus jeunes formations de la LHJMQ, les attentes ne sont pas non plus énormes envers l’équipe, cette saison. Mais le talentueux noyau en place devrait porter fruit d'ici quelques années.

Avant longtemps, Joshua Roy pourrait à nouveau faire la pluie et le beau temps avec une équipe dominante. La formation canadienne des moins de 18 ans pourrait aussi lui faire signe dès l’été prochain. Les recruteurs de la LNH l’ont déjà à l’oeil. Tout déboule vite dans le monde du hockey.

Mais pour le moment, il n’est encore qu’un jeune hockeyeur de 16 ans impatient de faire ses débuts dans la LHJMQ… et d’améliorer son anglais.

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