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Vaccination obligatoire : Blaine Higgs favorise un vote libre

Le premier ministre Blaine Higgs s'adresse aux journalistes.

Blaine Higgs s'est exprimé sur la vaccination lors de la réunion de son caucus, mercredi, à Saint-Andrews.

Photo : Radio-Canada

Louis Mills

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs, est favorable à un vote obligatoire sur le projet de loi 39 qui, s’il était adopté, exigerait que les élèves fréquentant une école publique ou une garderie agréée présentent une preuve de vaccination, sous peine d’être exclus de ces établissements.

Seules les exemptions médicales, signées par un médecin, seraient autorisées.

Le sujet a fait l’objet de vifs débats, récemment, lors d’audiences publiques du comité de modification des lois, à l’Assemblée législative du Nouveau-Brunswick.

Des gens assis dans une salle d'audience.

De nombreux opposants à la vaccination obligatoire étaient présents lors des audiences sur la question d'un comité législatif, à Fredericton.

Photo : CBC/Jacques Poitras

Les nombreuses présentations de groupes et de citoyens opposés à la vaccination ont ébranlé certains des élus membres du comité.

J'hésite à dire à mes voisins, mes amis, ce qu'ils doivent faire avec leurs enfants en ce qui a trait à la vaccination, a par exemple affirmé Bruce Northrup, qui fait partie du caucus progressiste-conservateur.

Un projet de loi légal?

Blaine Higgs se pose lui-même des questions au sujet de la légalité du projet de loi de son gouvernement, à la suite de ces audiences.

Il y a des questions qui se posent au sujet de la constitutionnalité de la mesure et il faut aussi bien comprendre la situation actuelle [au Nouveau-Brunswick]. À partir de quel seuil [de vaccination] sommes-nous à risque?, s’est interrogé le premier ministre, au sortir d’une réunion de son caucus à Saint-Andrews.

M. Higgs affirme que son gouvernement attend le rapport découlant des audiences du comité avant de déterminer les prochaines étapes relativement à ce dossier.

Un vote libre

Le projet de loi pourrait encore faire l’objet de propositions d’amendement des autres partis, souligne-t-il. Lorsque ce projet sera soumis au vote, M. Higgs compte laisser les membres de son caucus voter selon leur conscience.

Je crois que c’est un enjeu où il faut laisser les gens voter selon leur conscience. Dans un gouvernement minoritaire particulièrement, il est difficile de faire autrement. Soumettons le projet de loi et laissons les députés décider!

Blaine Higgs, premier ministre du Nouveau-Brunswick

Sa position tranche avec celle de son ministre de l’Éducation, Dominic Cardy, qui s’est prononcé avec force en faveur du projet de loi le premier jour des audiences. Il a même critiqué ses collègues au caucus qui avaient exprimé des doutes sur la pertinence de la vaccination obligatoire et leur avait lancé ce message : Si tu ne peux pas soutenir [le projet de loi], tu as besoin de démissionner.

Un homme dépose sur une table une valise dans une salle bondée de gens.

Le ministre Dominic Cardy a accusé les opposants à la vaccination de répandre des faussetés, lors des audiences.

Photo : Radio-Canada / Jacques Poitras

Il s’était même immiscé dans les fils de discussion d’opposants à la vaccination dans les médias sociaux, en assimilant leur position à de la « désinformation dangereuse ».

Des commentaires qui « n'aident pas »

Blaine Higgs estime que ces interventions n’ont rien fait pour assainir les discussions sur un enjeu sensible.

Ça n’aide pas, lorsqu’on commence à se quereller dans les médias sociaux et tout ça… J’ai toujours encouragé les gens à exprimer leurs opinions, à dire quelles sont leurs convictions profondes et ce qu’ils ressentent [...].

Les audiences publiques, souligne-t-il, ont justement été organisées pour qu’il puisse y avoir un large débat sur la question.

Avec des renseignements de Michel Corriveau

Nouveau-Brunswick

Politique provinciale