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« J’étais presque morte » : une victime de surdose lance une mise en garde

Image brouillée de la jeune femme à contre-jour.

« Caroline », 21 ans, a subi en février une surdose de drogue qui lui a presque fait perdre la vie.

Photo : CBC

Radio-Canada

Une jeune femme qui a presque perdu la vie en consommant un mélange de drogues prévient les jeunes des risques de ce genre de pratique.

CBC/Radio-Canada l’identifie à l’aide du pseudonyme Caroline parce qu’autrement elle craint de subir des représailles de la part des personnes qui lui ont injecté le mélange de drogues.

Les événements se sont déroulés à Moncton il y a environ sept mois, raconte Caroline. Elle s’est rendue à l’appartement de vendeurs de drogues pour en acheter. C’est la dernière chose dont elle se souvient de ce soir-là.

Un ami l’a trouvée le lendemain matin, inconsciente, couchée sur le plancher.

Caroline affirme qu’elle était presque morte, qu’elle était impuissante et que personne ne l’avait aidée. Les événements lui inspirent aujourd’hui une grande colère.

Je croyais qu’ils étaient mes amis, mais ils m’ont laissée là pendant 14 heures avant que quelqu’un m’amène à l’hôpital. Ils m’ont enjambée pendant 14 heures alors qu’ils auraient dû appeler le 911.

Caroline, victime d’une surdose de drogues

Le mélange de stimulants, d’opioïdes et de drogues psychotropes qu’elle a consommé lui a fait subir une crise cardiaque, un accident vasculaire cérébral et a entraîné une insuffisance rénale et hépatique.

Elle est restée dans un coma pendant quatre jours, à l’hôpital, tandis que des membres de sa famille restaient auprès d’elle.

Ses médecins ont prévenu sa famille qu’elle pouvait avoir subi des dommages au cerveau, mais elle se remet peu à peu des événements grâce à des mois de physiothérapie et d’ergothérapie.

La jeune femme devra prendre des médicaments pour son coeur jusqu’à la fin de ses jours.

L'enseigne de l'hôpital.

La mère de « Caroline » remercie le personnel du Centre hospitalier universitaire Dr-Georges-L.-Dumont à Moncton, qui a, dit-elle, sauvé la vie de sa fille.

Photo : Radio-Canada / Michel Nogue

Caroline est inscrite sur la liste d’attente d’un programme de longue durée au Nouveau-Brunswick qui peut l’aider à surmonter sa toxicomanie et les problèmes de santé mentale qu’elle croit être à la source de ses difficultés.

Ce programme ne compte que 12 lits dans toute la province. Caroline attend maintenant depuis plus de six mois.

Elle demande au gouvernement de financer plus de lits à plus d’endroits parce que beaucoup de gens ont besoin d’aide pour s’en sortir. Elle dit que tout le monde connaît au moins une personne qui souffre de toxicomanie.

Caroline rappelle aussi au public qu’une loi protège les personnes qui appellent le 911 pour signaler un cas de surdose.

La Loi sur les bons samaritains secourant les victimes de surdose peut protéger les personnes qui signalent une surdose de drogues au 911 en leur évitant d’être elles-mêmes accusées de simple possession de drogues ou d’infractions en matière de possession de drogue.

Cependant, la loi ne protège pas les personnes de toute accusation liées à un mandat non exécuté, à la production de drogue ou au trafic.

Avec les renseignements de Vanessa Blanch, de CBC

Nouveau-Brunswick

Drogues et stupéfiants