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Il y a dix ans se tenait l'inauguration du Pavillon Gustave-Dubois à Saskatoon

Une femme et un homme coupent un ruban pour symboliser l'ouverture de l'école.

Le Pavillon Gustave-Dubois a été inauguré le 16 septembre 2009 en présence du ministre de l'Éducation de la Saskatchewan Ken Krawetz (archives).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Cette semaine marque les dix ans de l'inauguration du Pavillon Gustave-Dubois de l'École canadienne-française de Saskatoon. Moins d'une décennie plus tard, l’édifice scolaire était à nouveau confronté à un manque d’espace.

C’est dans un gymnase faisant salle comble et en présence du ministre de l’Éducation de l’époque, Ken Krawetz, que le Pavillon secondaire Gustave-Dubois a été inauguré le 16 septembre 2009, trois ans après l'achat du bâtiment par le Conseil des écoles fransaskoises.

À l’époque, c’était tout un rêve qui se concrétisait pour la communauté francophone de Saskatoon : les élèves du secondaire obtenaient leur propre pavillon.

L’école secondaire comptait alors 80 élèves inscrits et le nouveau pavillon pouvait en accueillir 150. Plusieurs Fransaskois pariaient sur une augmentation rapide des effectifs avec la construction d’une nouvelle école. Leur argument : « Une fois que ce sera construit, les élèves vont venir », se rappelle Anne Leis, ancienne présidente de l'Association provinciale des parents fransaskois.

Et ils n'ont cessé de venir depuis 10 ans, au point que le pavillon est à pleine capacité depuis quelques années.

De plus, à cause du manque d’espace au pavillon élémentaire Monique-Rousseau, des travaux ont été réalisés au Pavillon Gustave-Dubois pour accueillir les élèves de 7e et 8e année.

Cette croissance des effectifs dans les écoles fransaskoises à Saskatoon vient en grande partie de l’immigration, croit l’ancienne directrice du Pavillon Gustave-Dubois, Amélie Thériault.

Plan moyen d'Anne Leis en entrevue dans son bureau.

L'ancienne présidente de l'Association provinciale des parents fransaskois Anne Leis se réjouit de l'augmentation des effectifs dans les écoles fransaskoises à Saskatoon (archives).

Photo : Radio-Canada

« De 2009 à 2019, on a vu de grosses vagues d'immigration. L'année dernière au Pavillon Gustave-Dubois, on a eu un tiers des élèves qui étaient d'origine francophone africaine. On n'avait pas ça en 2009, c'est certain », raconte Amélie Thériault.

Pour sa part, Anne Leis est heureuse de l'augmentation des effectifs dans l'enseignement scolaire en français à Saskatoon.

« On est victime un peu de notre succès, et c’est une très bonne chose. Cela veut dire qu’il y a de l’intérêt pour que les élèves étudient en français langue première ici à Saskatoon », se réjouit-elle.

Elle se rappelle qu'autrefois il n'y avait qu'une poignée d'élèves qui terminait leurs études secondaires à l'école canadienne-française chaque année, alors que maintenant ils sont plusieurs dizaines.

« Donc cet espace [Pavillon Gustave-Dubois] a joué un rôle extraordinaire, un rôle prépondérant. Il faut que cela continue. Et sans doute, on aura besoin d'autres espaces bientôt », conclut-elle.

Certains des diplômés du secondaire au Pavillon Gustave-Dubois reviennent même y travailler quelques années plus tard. C'est le cas de Maria Ferré qui enseigne le français au pavillon secondaire.

« Mes objectifs avaient toujours été de travailler au sein des écoles fransaskoises. De revenir à mon école, c'était spécial [...] parce que je suis devenu collègue de plusieurs de mes enseignants et j'ai appris à les connaître d'une autre façon. »

Un peu plus tôt cette année, la province s'est engagée à construire trois nouvelles écoles fransaskoises d'ici 2025, dont une à Saskatoon.

Avec les informations de Gregory Wilson

Saskatchewan

Francophonie