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Négociations rompues entre la Sépaq et ses syndiqués

Des grévistes de la Sépaq soufflent dans des trompettes.

Des employés de la Sépaq lors d'un débrayage (archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Rien ne va plus entre la Société des établissements de plein air du Québec et ses employés syndiqués.

Une rencontre avec un conciliateur n'a pas permis de rapprocher les deux parties, mercredi. Les négociations sont maintenant rompues.

Au début du mois, les 2 200 syndiqués avaient rejeté une entente de principe pour une nouvelle convention collective d'une durée de cinq ans.

Selon la direction de la Sépaq, les nouvelles demandes syndicales sont 50 % plus élevées que ce qui était prévu dans l'accord rejeté.

« Ces demandes-là sont irréalistes et déraisonnables. On ne peut pas poursuivre les négociations sur ces bases-là. Il va falloir que la partie syndicale revoie ses demandes », soutient le porte-parole de la Sépaq, Simon Boivin.

« La Sépaq nous a dit qu'on pouvait couper la tarte différemment, mais que ça serait la même tarte qu'on aurait. Pour les membres qu'on représente, ce n'est pas assez », insiste Christian Daigle, président général du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ).

Moyens de pression

À moins d'un revirement de situation rapide, une grève de 5 jours touchera les 14 réserves fauniques de samedi jusqu'à jeudi prochain. Le service des ventes et des réservations et l'Auberge Port-Menier sur l'île d'Anticosti seront également touchés.

La Sépaq assure que tous les clients qui ont effectué des réservations pourront profiter de leurs activités prévues.

Certains services seront cependant réduits.

« On va déployer le plan de contingence qu'on a préparé pour pouvoir faire en sorte que les gens gardent accès au territoire, aux zones de chasse, aux hébergements qui avaient déjà été réservés et essayer de limiter au maximum les impacts négatifs que ces négociations pourraient avoir sur la population », ajoute Simon Boivin.

« Il fallait qu'on envoie un signal. On ne l'a pas fait cet été pendant les vacances de la construction. On arrive pendant la période de la chasse, mais on prend un cinq jours de grève seulement », réplique Christian Daigle.

Les deux parties devraient reprendre les discussions la semaine prochaine.

Québec

Relations de travail