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Vos données au service du développement urbain

Un homme vérifie sa montre alors qu'il court.

Un coureur utilise une montre intelligente qui le géolocalise.

Photo : iStock / LeonidKos

Radio-Canada

L’Université de Calgary, en partenariat avec la métropole albertaine, veut utiliser les données personnelles des citoyens qui le souhaitent pour analyser leurs déplacements et, ainsi, mieux développer les infrastructures.

Le projet We-TRAC veut tout savoir des habitants de Calgary afin d'aider la ville à mieux gérer ses systèmes de transports.

Ainsi, votre rythme cardiaque pourra traduire votre stress à vélo ou en traversant une avenue à pied. Votre trajet quotidien, lui, indiquera d’où viennent les gens qui prennent le train, leur voiture, à quelle heure et où sont les congestions.

C'est la mission que s'est donné Reed Ferber, professeur à la faculté de kinésiologie de l'Université de Calgary et directeur de la Running Injury Clinic de l'établissement.

Reed Ferber pendant une entrevue à l'université de Calgary.

Reed Ferber espère que les habitants de Calgary vont se prendre au jeu pour permettre à We-TRAC de recevoir le plus de données possible pour cette étude.

Photo : Radio-Canada

Les gens se déplacent déjà avec des outils valables sur le plan scientifique à leur poignet, explique-t-il. C'est, selon lui, une ressource considérable dont l’analyse des informations peut offrir bien plus que le simple décompte des pas effectués en une journée.

Nous pouvons regarder l'ensemble des données quotidiennes et commencer à regarder la variabilité du rythme cardiaque, qui est une mesure indirecte du stress, précise-t-il.

Nous pouvons voir quand vous êtes le plus actif, quand vous l'êtes le moins. À partir de là, nous pouvons analyser ces données, plus en profondeur et de manière plus significative.

Ces analyses pourront aider les chercheurs et la Ville dans leur réflexion sur son développement et celui de ses infrastructures.

Ce serait la première étude mondiale à grande échelle utilisant un grand nombre de dispositifs et venant de toutes sortes de personnes.

Dr Reed Ferber, du département de kinésiologie de l'Université de Calgary

Le projet devrait prendre forme au printemps 2020, mais pour ce faire, le chercheur souhaite pouvoir compter sur au moins 10 000 citoyens-scientifiques.

Ces volontaires, équipés de montres intelligentes, pourront ainsi enrichir la base de données des chercheurs de façon anonyme.

Ceux qui le souhaitent peuvent dès à présent s’inscrire sur le site Internet de We-TRAC et seront informés de l’évolution du projet et de la date de son lancement.

Les premiers résultats et les réponses aux questions que se pose la Ville sont attendus pour la fin de l’année prochaine.

Alberta

Télécommunications