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De quoi ont peur les groupes environnementaux, demande Jason Kenney

Plan moyen de profil de Jason Kenney parlant au microphone.

Le Chef du Parti conservateur uni Jason Kenney dit ne pas être surpris par cette lettre, après une sortie similaire la semaine dernière de l'organisme Amnistie internationale.

Photo : La Presse canadienne / Jason Franson

Danielle Kadjo

Le premier ministre de l’Alberta, Jason Kenney, rejette les inquiétudes du groupe environnemental, EcoJustice. L’organisme dénonce une partialité et un manque d’équité dans l’enquête publique sur le financement étranger des organismes opposés aux sables bitumineux.

Dans une lettre reçue mardi par l’expert-comptable responsable de l’enquête, Steve Allan, les avocats d’ÉcoJustice affirment que la procédure actuelle est illégale et peut être jugée comme étant inconstitutionnelle.

Ils ont formulé huit suggestions pour rendre le processus équitable pour toutes les personnes concernées de près ou de loin dans cette enquête, notamment les groupes environnementaux.

Le groupe exige une réponse du gouvernement albertain dans un délai de 30 jours, sans quoi il entamera des poursuites judiciaires.

Un ultimatum prévisible

Le Chef du Parti conservateur uni dit ne pas être surpris par cette lettre, après une sortie similaire la semaine dernière de l'organisme Amnistie internationale.

Pourquoi ces groupes sont-ils si agités à ce sujet, de quoi ont-ils peur, qu'essaient-ils de cacher?

Jason Kenney, premier ministre de l’Alberta

Il affirme que le but de l'enquête, tel que l'a présenté le gouvernement, est de faire la lumière sur les campagnes de salissage visant l'industrie énergétique albertaine.

Il estime que les groupes environnementaux qui n’ont rien à se reprocher ne devraient pas craindre cette enquête.

Ces réponses confirment que nous sommes exactement sur la bonne voie.

Jason Kenney, premier ministre de l’Alberta

Une enquête biaisée

Un des avocats d'EcoJustice, Barry Robinson, dit que le premier ministre albertain tire ses propres conclusions avant même le résultat de l'enquête. Il croit d'ailleurs que celle-ci est partiale.

Il y a une crainte raisonnable de partialité dans l’enquête. M. Kenney a déjà tiré une conclusion avant que toute preuve ne soit avancée.

Barry Robinson, avocat d’ÉcoJustice

Il suggère que le mandat soit modifié afin de rendre le processus plus équitable pour les groupes qui pourraient être appelés à témoigner.

Barry Robinson suggère de donner aux gens le droit de consulter un avocat, d’appeler des témoins, de déposer des preuves, de permettre un contre-interrogatoire et de mettre à la disposition de toutes les parties, les transcriptions des entrevues du commissaire.

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