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Simon Jolin-Barrette accuse Marc Tanguay de l'avoir menacé

Photomontage des deux hommes.

Le leader parlementaire de la CAQ, Simon Jolin-Barrette, et son homologue libéral, Marc Tanguay

Photo : Photomontage Radio-Canada

La Presse canadienne

Le leader parlementaire du gouvernement, Simon Jolin-Barrette, a accusé mercredi son vis-à-vis de l'opposition officielle, Marc Tanguay, de l'avoir menacé en pleine séance.

Au deuxième jour des travaux parlementaires à Québec, les caquistes sont déjà à couteaux tirés avec les libéraux, qui leur reprochent de mettre le feu aux poudres.

À l'origine : un débat au Salon bleu sur un gazouillis du ministre de l'Environnement, Benoit Charette, qui donnait un ultimatum à des membres d'une commission parlementaire portant sur le recyclage du verre.

Simon Jolin-Barrette a laissé entendre que les libéraux faisaient de l'obstruction dans les travaux de la commission – une pratique répréhensible au Parlement. De surcroît, il a soulevé des doutes sur l'impartialité de la présidente de la commission parlementaire, la députée libérale dans Acadie, Christine St-Pierre.

Marc Tanguay n'a pas digéré cette insinuation sur sa collègue et a répliqué par une remarque qui n'a pas été captée par le microphone.

Est-ce qu'on me menace? a alors demandé M. Jolin-Barrette. Le principal droit d'un parlementaire est son droit de parole. Je n'accepterai pas de me faire dire par un collègue de l'opposition officielle : "Fais attention à ce que tu vas dire". Si ça, ce ne sont pas des menaces..., a-t-il lancé, avant d'être interrompu par la présidence.

Un porte-parole libéral a tenu à préciser que les accusations de M. Jolin-Barrette étaient complètement fausses et que les caquistes cherchaient à leur faire porter le blâme.

Un tweet compromettant

Sur le fond de l'affaire, l'opposition libérale dénonçait ce message publié sur le compte Twitter du ministre Benoit Charrette : Vous avez jusqu'à 14 h aujourd'hui pour accepter que le rapport de la commission contienne de véritables constats et recommandations.

Marc Tanguay a demandé au président de l'Assemblée nationale de condamner ce qu'il prétend être l'ingérence du pouvoir exécutif dans la sphère du pouvoir législatif, c'est-à-dire une commission parlementaire qui devait s'entendre sur des recommandations pour résoudre la crise du recyclage du verre.

La porte-parole du PLQ, la députée Marie Montpetit, déplore que la commission n'ait eu que très peu de temps pour rédiger le rapport en raison de l'ultimatum du gouvernement, qui refuse d'accorder une heure ou deux heures supplémentaires de travaux.

On a un ministre qui est informé du travail qui a été fait, alors que les travaux sont censés être faits à huis clos, a-t-elle déclaré en entrevue, avec une pointe de soupçon visant les députés caquistes membres de la commission.

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