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Un manque de subventions menaçant pour un CPE de Fermont

Des voitures sont stationnées devant un long bâtiment.

Le CPE le Mur-mûr est situé dans le bâtiment surnommé Le mur, à Fermont.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Marie-Jeanne Dubreuil

Le CPE le Mur-mûr, à Fermont, lance un appel à l’aide au gouvernement Legault dans l'espoir qu'il l'aide à maintenir ses services.

Le syndicat et la direction du CPE affirment que l’établissement, qui accueille 78 enfants, est privé de plusieurs subventions du ministère de la Famille puisqu’il ne répond pas à certains critères, dont le nombre d’éducatrices qualifiées et le taux de présence quotidien des enfants.

Ils demandent à Québec de mettre en place une table de travail pour adapter ses critères de subventions à la réalité de Fermont, sans quoi ils pourraient être forcés de fermer les portes de la garderie.

Peu importe les efforts qu’on a faits au cours des dernières années, on n’est jamais en mesure d'atteindre les objectifs du ministère de la Famille.

Audrey Larivière, directrice générale du CPE le Mur-mûr

Ce texte a été modifié. Dans la version précédente, il était écrit que le syndicat demande l'aide de Québec aussi pour éviter de devoir diminuer le nombre d'enfants que la garderie accueille. Or, le syndicat et la direction n'ont pas mentionné qu'il faudrait diminuer le nombre de places.

La directrice générale du CPE, Audrey Larivière, explique que le CPE fermontois doit opérer avec un contexte particulier, presque unique au Québec : les éducatrices qualifiées se font rares dans la région et n’ont pas les moyens de louer un logement et la plupart des parents ont des horaires atypiques, n’ayant pas besoin de la garderie cinq jours par semaine et pendant de longues périodes lors des vacances.

On ne peut pas dire aux gens qui travaillent avec un horaire de travail 4-4 [NDRL 4 jours de travail pour 4 jours de congé] de nous laisser leurs enfants 5 jours par semaine, on ne peut pas les empêcher d’aller en vacances ou d’aller à leurs rendez-vous médicaux [à l’extérieur], affirme quant à elle la présidente du syndicat, Caroline Parizeau.

Le syndicat du CPE dit avoir déjà entamé des démarches auprès du gouvernement par le passé, mais que la porte reste fermée.

Dans la dernière lettre qu’on a reçue, [le ministère de la Famille] nous dirigeait vers le comité de relations de travail national de la CSN, alors que ce n’est pas du tout leur mandat, raconte Caroline Parizeau.

Le syndicat, allié à la direction, a lancé une campagne de mobilisation intitulée « le Mur-mûr, faut que ça dure! », qui consiste à faire circuler une lettre de soutien au sein de la population.

Ils espèrent faire parvenir l'ensemble des lettres signées au ministère de la Famille d'ici le 27 septembre.

Nous sommes toujours en attente d’une réponse de la part du ministère de la Famille.

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