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Plus de 12 000 étudiants en faveur de la grève pour le climat à l'Université Laval

Le mouvement de grèves pour le climat aura lieu le 27 septembre

Deux adolescentes avec le visage peint en planète terre montrent leur pancarte dans une manifestation à Québec.

À l'approche du 27 septembre, la mobilisation pour le climat se fait sentir à Québec (archives).

Photo : Radio-Canada / Stéphane Lamontagne

Alexandre Duval

Les manifestations pour le climat qui auront lieu partout dans le monde le 27 septembre s'annoncent vives et Québec ne fait pas exception. Même si l'Université Laval a choisi de ne pas suspendre ses cours, plus de 12 000 étudiants ont déjà voté en faveur d'une grève pour la journée.

Selon l'organisation La planète s'invite à l'Université Laval, qui contribue à l'organisation de la manifestation de Québec, ce n'est qu'un avant-goût de la mobilisation.

On s'attend à avoir énormément plus de gens en grève et énormément plus de gens dans les rues que le 15 mars, qui était la dernière mobilisation pour le climat, prédit la responsable aux affaires internes, Camille Poirot-Bertrand.

À une dizaine de jours du 27 septembre, toutes les associations étudiantes de l'Université Laval ayant tenu des votes se sont prononcées en faveur de la grève, selon Mme Poirot-Bertrand, pour un total de 12 300 étudiants.

Malgré cette mobilisation, l'Université Laval a choisi de maintenir toutes ses activités académiques, contrairement à d'autres institutions d'enseignement supérieur qui suspendent leurs activités [voir l'encadré plus bas].

On pense qu'on n'a pas à justifier cette décision parce qu'on est une institution d'enseignement et de recherche, lance le vice-recteur aux études et aux affaires étudiantes, Robert Beauregard. C'est le coeur de notre mission.

On ne comprend pas comment le fait de ne pas enseigner ou de ne pas faire de recherche, comme on le fait normalement, ferait avancer la cause [du climat].

Robert Beauregard, vice-recteur aux études et aux affaires étudiantes de l'Université Laval

Universités québécoises qui suspendent des cours le 27 septembre

  • HEC Montréal (11 h 30 à 15 h 30)
  • Université de Sherbrooke (12 h à 14 h 30)
  • Université de Montréal (12 h à 16 h)
  • Université Concordia (11 h 45 à 16 h)
  • Université du Québec à Chicoutimi (13 h à 16 h)
  • Université du Québec à Trois-Rivières (12 h à 15 h)
  • Université du Québec en Outaouais (réaménagement des horaires si possible)

*En date du 18 septembre. Toutefois, des universités, dont l'UQAM et McGill, n'ont pas répondu à notre demande.

Des étudiants déçus

M. Beauregard assure que ce n'est pas un commentaire sur [les choix] que font les autres universités ailleurs au Québec.

C'est simplement que l'Université Laval préfère combattre les changements climatiques par la sensibilisation et par la participation à des activités de formation, dit-il. La collaboration des professeurs est sollicitée pour ne pas tenir d'examens le 27 septembre.

Un membre de la direction de l'université Laval au studio de l'émission radio C'est encore mieux l'après-midi.

Robert Beauregard est le vice-recteur aux études et aux affaires étudiantes de l'Université Laval.

Photo : Radio-Canada

Il ajoute que la direction travaille avec des regroupements étudiants pour organiser des ateliers sur les changements climatiques les 25 et 26 septembre, sur l'heure du midi.

Cette décision ne fait toutefois pas l'affaire de l'Association des étudiants de Laval inscrits aux études supérieures (AELIÉS), qui encourage ses membres à se doter d'un mandat de grève.

Tout en respectant la décision de l'Université, il faut quand même dire qu'on est déçu.

Nicolas Pouliot, président de l'AELIÉS

La planète s'invite à l'Université Laval ne voit pas les choses du même oeil. Camille Poirot-Bertrand estime que maintenir les cours force les étudiants à se mobiliser.

Quand un étudiant, une étudiante vote une grève, ça le sensibilise à l'environnement et ça lui permet de prendre position.

Camille Poirot-Bertrand, responsable des affaires internes pour La planète s'invite à l'Université Laval

De son côté, la Confédération des associations d'étudiants de l'Université Laval (CADEUL) promet de participer à la manifestation du 27 septembre, mais elle s'abstient de commenter la position institutionnelle.

C'est vraiment à l'Université de décider comment elle va traiter cette question-là, se limite à dire la présidente de la CADEUL, Laurence Vaillancourt.

Les cégeps dans le coup

Si l'Université Laval, l'École nationale d'administration publique (ÉNAP) et l'Institut national de recherche scientifique (INRS) ont tous choisi de maintenir leurs activités, des cégeps de la région de Québec ont fait le choix contraire.

Tant au Cégep de Lévis-Lauzon qu'au Cégep Garneau, les cours sont suspendus le 27 septembre. Ils seront repris à la fin de la session, le 16 décembre.

Le Cégep Garneau reconnaît l'importance de l'enjeu actuel qui est lié aux changements climatiques, indique la coordonnatrice aux communications, Hélène Aubin.

C'est un engagement important auquel toute la communauté a adhéré notamment dans sa dernière planification stratégique.

Hélène Aubin, coordonnatrice aux communications au Cégep Garneau

Le Cégep de Sainte-Foy et le Cégep Limoilou annonceront leur position très prochainement. Tous deux attendent d'abord que leurs étudiants se prononcent en référendum.

À l'échelle du Québec, les deux tiers des cégeps publics ont déjà signalé que leurs cours seraient suspendus afin de permettre à leurs étudiants et aux membres de leur personnel de manifester le 27 septembre.

Au secondaire, pas de congé

Mardi, la Commission scolaire de Montréal (CSDM) a largement fait parler d'elle en décrétant une journée pédagogique le 27 septembre.

Les élèves qui le souhaitent pourront donc manifester aux côtés de la jeune militante suédoise Greta Thunberg, qui a confirmé sa présence dans la métropole ce jour-là.

Dans la grande région de Québec, aucune commission scolaire ne semble toutefois vouloir imiter la CSDM.

La Commission scolaire des Découvreurs a bel et bien une journée pédagogique le 27 septembre, mais cela n'a aucun lien avec la mobilisation pour le climat, assure-t-on, puisqu'elle est inscrite au calendrier depuis longtemps.

À la Commission scolaire de Charlevoix, les cours sont maintenus partout, mais le Centre éducatif Saint-Aubin permettra à ses élèves de 3e, 4e et 5e secondaire de se rendre à Montréal pour manifester s'ils le désirent.

À Québec, la manifestation se déroulera en deux temps. Un premier départ sera donné à 11 h devant le Musée national des beaux-arts du Québec, puis un deuxième rassemblement se fera dès midi devant l'Assemblée nationale.

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