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Acheter des appâts au Japon pour pêcher le homard au Nouveau-Brunswick

Du poisson en provenance du Japon pour appâter les homards d'ici.

Photo : Radio-Canada / Paul Landry

Radio-Canada

De nombreux pêcheurs de homard au Nouveau-Brunswick utilisent des appâts importés d'outre-mer.

Ces poissons qu'ils utilisent comme appâts proviennent généralement d'Asie ou d'Europe.

Comme les poissons locaux, notamment le hareng et le maquereau, se font rares dans la région, les prix n'arrêtent pas de grimper.

La solution? Se procurer du poisson dans d'autres régions du monde.

C'est beaucoup moins cher à cause qu'il y a du monde qui l'achète puis ça leur coûte 1000 $ par jour. Moi, j'essaye de contrôler ça, pas plus chercher que 350 $ par jour, explique le pêcheur de homard Gerry LeBlanc.

Gerry LeBlanc faire un sourire à la caméra.

Gerry LeBlanc indique que les habitudes des pêcheurs de la région ne sont plus ce qu'elles étaient par le passé.

Photo : Radio-Canada / Paul Landry

Il estime être l'un des seuls à utiliser encore du hareng salé pour appâter son homard.

D'autres pêcheurs ont déjà opté pour du poisson importé. Sur le quai où travaille Gerry LeBlanc, des boîtes de maquereaux japonais côtoient la plie canadienne et le sébaste espagnol.

Ce que les pêcheurs constatent, c'est que leurs habitudes de travail changent depuis quelques années. Du poisson salé, on est passé au poisson frais, pour maintenant s'arrêter au maquereau japonais.

Les techniques pour économiser de l'argent se multiplient.

Du poisson en provenance du Japon dans de grosses boîtes grises.

Du poisson en provenance du Japon pour appâter les homards d'ici.

Photo : Radio-Canada / Paul Landry

Rodney Légère a lui aussi troqué le poisson frais de la région pour du maquereau du Japon : une question de sous, mais aussi un souci d'offrir la meilleure qualité de produit possible, dit-il.

Quand je me couche le soir je veux du maquereau dans mes trappes je trouve que c'est mieux, souligne M. Légère. Je l'avais eu local gelé, mais ça ne durait pas. Pour moi, c'est le Japon. C'est ça le meilleur.

Il est maintenant presque impossible de trouver du poisson pêché localement pour appâter le homard. Ils sont nombreux à avoir abandonné la pêche au hareng et au maquereau parce que la ressource se fait trop rare.

Patrick Landry fait aussi parti de ceux qui ont abandonné le poisson local à cause du manque de ressources.

Patrick Landry tout sourire sur le quai.

Patrick Landry préfère le maquereau au hareng pour attraper son homard.

Photo : Radio-Canada / Paul Landry

J'ai pas mal toujours utilisé du maquereau, le sébaste c'est nouveau, c'est pas mal moins cher. Le maquereau, il vient d'où? Du Japon , s'exclame-t-il.

Chaque pêcheur a sa recette secrète pour attirer ses prises, ce qui a un coût. Pour Gérald Bastarache, une bonne recette pour appâter le homard s'apprend avec la pratique.

Des homards.

Les pêcheurs de homard utilisent de plus en plus d'appâts exportés d'outre-mer pour pratiquer leur pêche.

Photo : Radio-Canada / Paul Landry

On met un sac de hareng, un petit sac, après ça on met un maquereau, puis une plie sur le [dessus] et voilà, explique M. Bastarache.

Gerry LeBlanc en voit des tonnes, des boîtes de poissons importés qui se font transporter sur le quai et même s'il n'en achète pas, il est très familier avec cette tendance.

Ça vient tout du Japon puis c'est le prix cette année une piastre [la livre] et vingt [piastres] la livre pour du maquereau gelé [de la région]. Ça vient c'est passé un mille piastres par jour, estime Gerry LeBlanc.

Rodney Légère croit que c'est une triste réalité qui n'est pas sur le point de s'améliorer.

Le pêcheur Rodney Légère

Rodney Légère est pêcheur de homard et voit de plus en plus de pêcheurs suivre cette tendance.

Photo : Radio-Canada / Paul Landry

On a plus de poisson par ici, puis on va le trouver, puis on va le pêcher, puis quand il n'y en aura plus sur la planète terre, on se trouvera une autre façon à pêcher jusqu'à temps que c'est ça que c'est, s'exclame-t-il.

Selon un reportage de Sophie Désautels

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Nouveau-Brunswick

Industrie des pêches