•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Trump choisit le négociateur Robert O'Brien comme conseiller à la sécurité nationale

Le président Trump et Robert O'Brien s'adressent aux médias à l'aéroport international de Los Angeles.

Donald Trump a fixé son choix sur Robert O'Brien, qui travaillait au sein du département d'État.

Photo : Associated Press / Evan Vucci

Radio-Canada

Le président Trump a annoncé la nomination, mercredi, de l'avocat et diplomate Robert O’Brien, une personnalité au profil discret qui travaillait au sein du département d'État. Son choix comme conseiller à la sécurité nationale est perçu comme une victoire pour le secrétaire d'État, Mike Pompeo.

Inconnu du public, Robert O’Brien était jusqu'ici négociateur en chef du département d'État pour la libération d'otages.

Selon le New York Times, la façon dont il a géré la libération d'otages détenus en Corée du Nord et en Turquie a impressionné le président.

Il fera un excellent travail! a prédit Donald Trump en annonçant sa nomination sur Twitter, vantant le vif succès qu'il a connu dans le poste qu'il occupait jusqu'alors.

Loyal au président, M. O’Brien lui a toujours attribué la libération d'otages.

Le président a obtenu un succès sans précédent en ramenant des Américains à la maison sans faire de concessions, sans faire d'échanges de prisonniers, mais par la force de la volonté et la bonne volonté qu'il a suscitée dans le monde entier, a-t-il déjà soutenu.

M. O’Brien devient la quatrième personne nommée conseiller à la sécurité nationale en moins de trois ans, après John Bolton, poussé vers la porte la semaine dernière, et les lieutenants-généraux Michael Flynn et H.R. McMaster. C'est un taux de roulement plus élevé que dans les administrations précédentes.

Personnalité discrète, M. O’Brien a cependant défrayé les manchettes lors d'un coup d'éclat de Donald Trump cet été. Ce dernier avait envoyé le négociateur à Stockholm pour suivre le procès du rappeur américain A$AP Rocky, condamné en Suède à une peine d'emprisonnement avec sursis pour des violences survenues après une rixe.

Une victoire pour Pompeo

Le secrétaire d'État américain, Mike Pompeo, en conférence de presse.

Plusieurs observateurs estiment que la nomination de Robert O’Brien est une bonne nouvelle pour le secrétaire d'État américain, Mike Pompeo.

Photo : Associated Press / Manuel Balce Ceneta

La semaine dernière, des rumeurs laissaient entendre que le président pourrait faire jouer un double rôle au secrétaire d'État, Mike Pompeo, en lui confiant le rôle de conseiller à la sécurité nationale.

Consulté par le président pour le choix du nouveau conseiller, Mike Pompeo a néanmoins vu un de ses candidats, qui a travaillé sous sa direction au département d’État, être promu.

La nomination de M. O’Brien, un homme discret et sans grande expérience gouvernementale, est d'ailleurs perçue comme une victoire pour l'influent secrétaire d'État, qui rivalisait avec le faucon John Bolton pour avoir l'oreille du président sur les enjeux internationaux.

M. Bolton voyait d’un mauvais œil la volonté de l’imprévisible président de dialoguer avec les ennemis des États-Unis, qu’il s’agisse de l’Iran, de la Corée du Nord ou des talibans afghans.

Commentant son départ la semaine dernière, le président n'a pas hésité à évoquer ses nombreux désaccords avec lui sur les dossiers les plus brûlants.

M. O’Brien, qui a déjà travaillé pour M. Bolton lorsqu’il était ambassadeur à l’ONU, n'est pas pour autant une colombe et il a déjà cité les opinions de son prédécesseur par le passé.

Sa vision conservatrice de la politique étrangère s’annonce toutefois plus compatible avec celle de Donald Trump.

Dans son livre While America Slept (Pendant que l’Amérique dormait), avant la victoire-surprise de Donald Trump en 2016, le diplomate pourfendait la politique étrangère de Barack Obama, et notamment l’accord sur le nucléaire iranien, finalement déchiré par Donald Trump. En leur tendant la main, accusait-il, le président démocrate a « enhardi » les « autocrates, les tyrans et les terroristes ».

Et il citait un de ses « héros », Ronald Reagan : « Nous maintenons la paix par notre force ; la faiblesse n’incite qu’à l’agression ». « Face aux nouveaux défis mondiaux, il est temps de revenir à une politique de sécurité nationale fondée sur la paix par la force », plaidait-il, semblant anticiper ce qu’allait devenir la doctrine officielle de Donald Trump.

M. O’Brien a déjà conseillé des candidats républicains comme Mitt Romney, Scott Walker et Ted Cruz.

Son arrivée survient en pleine période de turbulence, notamment à la suite d'attaques contre des installations pétrolières en Arabie saoudite. Cette dernière affirme avoir des preuves irréfutables de la participation de l’Iran. Le président américain a d'ailleurs ordonné l’intensification des sanctions américaines contre l’Iran.

Avec les informations de New York Times, The Guardian, Foreign Policy, et AFP

Politique américaine

International