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Les pompiers répondent à de plus en plus d’urgences médicales en Nouvelle-Écosse

Une femme sur le trottoir observe un camion de pompier et une ambulance au milieu d'une rue.

En Nouvelle-Écosse, ce sont souvent les pompiers qui arrivent les premiers sur les lieux d'une urgence médicale.

Photo : Radio-Canada / CBC / Craig Paisley

Radio-Canada

En Nouvelle-Écosse, certaines brigades de pompiers passent plus de temps à répondre à des urgences médicales qu'à combattre des feux. Cela commence à peser lourd sur des services d'incendies, surtout en milieu rural.

C’est que les pompiers répondent de plus en plus à des appels médicaux d'urgence.

Selon l'Association des services d'incendie de la Nouvelle-Écosse, qui représente les 273 services d’incendie de la province, les urgences médicales représentent maintenant environ 30 % des appels auxquels répondent les pompiers à l'échelle provinciale. Ce sont huit services d’incendie sur dix qui sont aptes à répondre à des urgences médicales.

Le président de l'association, Jim Roper, dit que souvent, les pompiers peuvent se rendre beaucoup plus rapidement sur les lieux d'une urgence en raison du nombre de leurs effectifs. Il n’y a que 63 bases paramédicales des services de santé d’urgence (Emergency Health Services, ou EHS) à travers la province.

Le directeur des opérations provinciales pour EHS, Jeff Fraser, indique de son côté que l'aide des pompiers est essentielle parce que les appels médicaux d'urgence augmentent année après année.

Portrait de Jeff Fraser en uniforme d'ambulancier.

Jeff Fraser, directeur des opérations provinciales pour Emergency Health Services (EHS).

Photo : CBC/Jean Laroche

Cette hausse s'explique selon lui par le vieillissement de la population, les fermetures ponctuelles de salles d'urgences par manque de personnel et le temps passé par les ambulanciers dans les salles d'urgences engorgées.

Dans la grande région d’Halifax, le nombre d’urgences médicales auxquelles le service d’incendie a répondu est passé de 1160 en 2014, à 2724 quatre ans plus tard.

La tâche commence à peser lourd, surtout sur les services de pompiers volontaires.

Le chef pompier du service d'incendies de Tatamagouche, Mark Langille, affirme que son équipe est parfois épuisée par le grand nombre d'appels médicaux et sent qu'elle n'accomplit pas sa mission première : combattre des feux.

Ambulance stationnée.

Une ambulance en Nouvelle-Écosse.

Photo : Radio-Canada / Frédéric Wolf

Les services ambulanciers EHS indiquent travailler avec la province pour établir un nouveau plan de réponse pour les 10 prochaines années afin de mieux répondre à la demande grandissante.

Jeff Fraser dit que de nombreux services d’incendie ont choisi de participer au programme de premiers répondants, et que si l’un de ces services estime que la charge de travail est trop considérable, l’EHS est là pour en discuter et trouver des solutions. 

Nous sommes flexibles, car nous apprécions ce qu’ils font pour nous, dit Jeff Fraser.

D’après les reportages de David Burke (CBC) et d’Olivier Lefebvre

Nouvelle-Écosse

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