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Une protéine liée à l’anxiété et au stress trouvée chez les consommateurs de cannabis

Woman puffs on a marijuana joint

L'utilisation de substances, dont le cannabis, est la principale cause d'hospitalisation chez les jeunes au Canada, selon le dernier rapport de l'Institut canadien d'information sur la santé.

Photo : iStock

Francis Beaudry

Des scientifiques ont trouvé un lien entre la consommation de cannabis régulière et la présence de marqueurs biologiques dans le cerveau liés au stress et à l’anxiété chez les jeunes.

Cette découverte irait à l’encontre de la croyance populaire selon laquelle le cannabis peut être utilisé comme un relaxant.

En analysant le cerveau de 24 jeunes utilisateurs réguliers du cannabis à l’aide d’une tomographie par émission de positrons (TEP), la Dre Romina Mizrahi, du Centre de toxicomanie et de santé mentale de Toronto (CAMH), a noté une forte présence d’une protéine appelée TSPO. Les cerveaux de 27 jeunes qui n'utilisent pas le cannabis ont également été analysés.

Cette protéine est liée à l’inflammation du cerveau.

Image représentant deux cerveaux vus par imagerie médicale. L'un est un cerveau de non-utilisateur de cannabis, l'autre d'un utilisateur régulier du cannabis.

Les effets du biomarqueur TSPO ont été relevés en plus grande quantité chez les consommateurs réguliers de cannabis.

Photo : capture d'écran powerpoint, Sean O'Malley

Selon une étude réalisée en 2015 par le Dr Jeffrey Meyer, lui aussi du CAMH, l’inflammation du cerveau est une des causes de l’anxiété et du stress chez les individus.

L’étude de 2015 a utilisé la même technologie et a relevé la présence elle aussi de la protéine TSPO dans le cerveau.

La scientifique Romina Mizrahi indique vouloir continuer à parfaire sa connaissance du sujet. Si elle obtient le financement nécessaire, sa prochaine étude tentera de vérifier si l’arrêt de la consommation de cannabis pendant une longue période réduit les taux de TSPO.

Le cannabis est la drogue illicite la plus utilisée dans le monde, mais nous en connaissons bien peu sur son impact sur le cerveau, spécialement chez les utilisateurs plus jeunes dont le cerveau est toujours en développement jusqu'à 25 ans.

La Dre Romina Mizrahi, chercheuse au centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH)

Si les taux fluctuent selon la consommation, elle croit pouvoir établir un lien plus direct entre la consommation de cannabis, le stress et l’anxiété.

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