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L'UBC critiquée pour rester ouverte le jour de la grève étudiante pour le climat

Des étudiantes manifestent pour le climat.

Des étudiants manifestent pour l'environnement depuis plusieurs mois à Vancouver, comme partout ailleurs dans le monde.

Photo : Radio-Canada / Evan Mitsui

Radio-Canada

Le président de l'Université de la Colombie-Britannique (UBC), Santa Ono, est la cible de critiques de la part de la communauté étudiante et professorale, après avoir annoncé que le campus de Vancouver resterait ouvert le 27 septembre prochain, journée de la grève mondiale pour le climat.

Des milliers d’étudiants du Grand Vancouver sont attendus à un rassemblement devant l’hôtel de ville de Vancouver.

Dans une lettre qu’il leur a adressée, M. Ono affirme être fier des étudiants, des professeurs et du personnel qui luttent contre le changement climatique, mais il fait valoir qu’il est important que le campus reste ouvert pour assurer la continuité de la mission universitaire.

Je pense que l'UBC pourrait ouvrir la voie à d'autres établissements en faisant preuve de leadership.

Raj Dhaliwal, étudiant à l'UBC
Une mer de jeunes dans les rues de Montréal, pendant une grève pour le climat.

Les manifestations pour le climat, comme celle-ci à Montréal, ont attiré des milliers de jeunes à travers le monde et au pays au cours de la dernière année.

Photo : Fournie par Emma Lim

Les universités doivent maintenant devenir politiques, estime pour sa part Kate Hodgson, également étudiante. Nous sommes à un point où la crise climatique est si grave que le refus de s'engager dans les systèmes politiques qui la provoquent n'est plus une option.

Au Québec, la Commission scolaire de Montréal (CSDM) a décrété que ses 114 000 élèves seront en journée pédagogique le 27 septembre prochain pour permettre à ceux qui le souhaitent de participer au mouvement de grève.

Cours annulés à la pièce

Certains membres du corps professoral de l'UBC ont annoncé qu’ils annuleraient leurs cours au profit de la grève sur le climat. Ils devront se prévaloir d’un congé sans solde ou utiliser leurs jours de congé.

Le professeur d’affaires internationales George Hoberg somme ses collègues d'annuler leurs cours ce jour-là et les étudiants de participer aux rassemblements. Intégrez l'enseignement de la climatologie dans votre emploi du temps de la semaine, a-t-il enjoint à ses collègues sur les réseaux sociaux.

Le changement climatique est vraiment une véritable urgence et nous devons commencer à le traiter de cette manière. Je pense que les universités doivent agir en conséquence.

George Hoberg, professeur à l'UBC

Avec les informations de Meera Bains, CBC News

Colombie-Britannique et Yukon

Changements climatiques