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Le gouvernement provincial et les enseignants négocient en public

Gordon Wyant en conférence de presse.

Le ministre de l'Éducation de la Saskatchewan, Gordon Wyant, rendra publiques les négociations avec la Fédération des enseignants de la Saskatchewan quant au renouvellement de leur convention collective.

Photo : Chanss Lagaden/CBC

Radio-Canada

Le ministre de l’Éducation, Gordon Wyant, a indiqué, mardi, que le comité de négociation rendra publique son offre de contrat de travail à la Fédération des enseignants de la Saskatchewan. Le comité est composé de représentants de la province et de conseils scolaires.

Nous voulons que le public prenne connaissance de la position du gouvernement [et des enseignants] dans le cadre des négociations, soutient-il.

Dans son offre, le comité de négociation du gouvernement propose un contrat de trois ans selon lequel chaque enseignant recevrait une somme de 1500 $ s'ils travaillent à temps plein durant l’année scolaire 2019-2020 ainsi qu’une augmentation de salaire annuelle de 2 % au cours des deux prochaines années.

Pour sa part, le syndicat des enseignants demande des classes plus petites, un contrat de travail de trois ans prévoyant une augmentation de salaire de 2 % en 2019-2020, de 3 % en 2020-2021 et de 3 % en 2021-2022.

Le syndicat veut aussi garantir un contrat de travail aux enseignants suppléants.

La taille des classes

Gordon Wyant estime que sa proposition est juste et respecte les enseignants.

Cependant, l’offre du gouvernement n’a pas fait mention du nombre d’élèves par classe, un problème soulevé par le syndicat des enseignants.

Patrick Maze en conférence de presse.

Le président de la Fédération des enseignants de la Saskatchewan, Patrick Maze, affirme que la taille et la composition des salles de classe doivent être discutées dans le cadre des négociations avec la province.

Photo : Bryan Eneas/CBC

Ce qui est le plus intéressant dans la proposition du gouvernement, c’est ce qui n’y figure pas, c’est-à-dire toutes les dispositions relatives aux effectifs et à la composition des classes, souligne le président de la Fédération des enseignants de la Saskatchewan, Patrick Maze.

En conférence de presse mardi, Gordon Wyant a mentionné que la question des effectifs scolaires est une question qui devait être discutée au sein de l’administration scolaire.

Ce n'est pas une chose qui peut être négociée à l'échelle provinciale.

Gordon Wyant, ministre de l’Éducation de la Saskatchewan

Toutefois, il dit souhaiter avoir une discussion avec les enseignants de la province à ce sujet en vue d’analyser la situation.

Pour sa part, Patrick Maze se demande où le ministre de l’Éducation a obtenu ces informations.

Il répète que ce sont les parties à la table des négociations qui déterminent quelles seront les questions discutées et traitées durant ces dernières.

De manière générale, les discussions entre le gouvernement et le syndicat des enseignants restent confidentielles jusqu'à la conclusion d'un accord.

En mai dernier, le syndicat des enseignants, constitué de 13 500 membres, a indiqué vouloir rendre publiques ses négociations contractuelles pour faire pression sur le gouvernement afin qu’il présente des propositions plus justes.

Les négociations entre la Fédération des enseignants de la Saskatchewan et le comité de négociation devraient se poursuivre mercredi.

Une pratique inhabituelle

La décision de rendre publiques ces négociations est inhabituelle, explique la professeure agrégée en relations de travail à l'Université de Regina Shelagh Campbell.

Elle précise que ce type de discussions se déroulent généralement à huis clos, car les négociations collectives sont assez complexes et ne présentent pas les sommes définitives.

Par crainte de perdre la face publiquement, les deux parties risquent de ne pas trouver de moyen créatif pour parvenir à un accord, ajoute Shelagh Campbell.

Ce genre de démarche publique peut avoir ce que nous appelons un effet paralysant, explique-t-elle.

Elle insiste sur le fait que ces négociations publiques pourraient accentuer le sentiment que les parties ne participaient pas à des négociations sérieuses.

Par conséquent, les négociations pourraient aboutir « beaucoup plus rapidement » à une impasse, ce qui entraînerait des poursuites ou le recours à un médiateur.

Avec les informations de CBC News

Saskatchewan

Politique provinciale