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Exaspérées, les infirmières du CISSS de l'Outaouais font un deuxième sit-in en deux jours

Des mains rassemblées en cercle avec des stéthoscopes.

Un deuxième un sit-in s'est déroulé à l'urgence de l'Hôpital de Gatineau, mardi.

Photo : S.B.

Radio-Canada

Les infirmières du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l'Outaouais ont exprimé leur ras-de-bol en organisant mardi un deuxième sit-in en deux jours, pour dénoncer le manque de personnel.

Observant la précarité et l’absence de cinq professionnelles pour le quart de travail qui débutait à 16 h, les professionnelles de l’urgence et du 5e étage de l’hôpital de Gatineau ont décidé de faire un deuxième sit-in.

Du renfort de la part d’une cadre et d’une représentante syndicale est venu mettre fin à la manifestation vers 19 h.

La direction du CISSS de l'Outaouais a pris la décision de détourner les ambulances transportant des patients ne nécessitant pas de soins spécialisés vers l’Hôpital de Papineau jusqu’à 23 h, mardi.

Le Syndicat des professionnelles en soins de l’Outaouais (SPSO) a rencontré la direction du CISSS peu de temps après le début du deuxième sit-in. Le président par intérim du SPSO, Patrick Guay, a mentionné que la rencontre s’est bien déroulée.

J’ai rencontré Mme Josée Filion ainsi que quelques directeurs, nous avons eu des discussions franches et nous avons eu des engagements clairs et fermes de la PDG afin de travailler sur des projets qui seront positifs pour l’ensemble de nos membres, mais aussi pour l’Outaouais, a mentionné en entrevue le président par intérim du SPSO.

Une autre rencontre avec les dirigeants du CISSS de l'Outaouais, cette fois en présence de conciliateurs du Tribunal administratif du Travail, a eu lieu mercredi après-midi. D'après M. Guay, les échanges se sont poursuivis par téléphone au courant de la soirée.

Patrick Guay souhaite que cette prochaine rencontre découle sur des solutions concrètes afin d’éliminer les détournements ambulanciers et les heures supplémentaires obligatoires.

Nous allons travailler sur des projets qui vont permettre à nos professionnelles en soins de soigner adéquatement les personnes de l’Outaouais et essayer de ne plus avoir de bris de service, a-t-il précisé.

Nous avons plein d’idées au syndicat, comme l’autogestion des horaires, que nous aimerions partager avec l’employeur. Le but ultime est toujours d’offrir des soins sécuritaires aux patients.

Patrick Guay, président par intérim du SPSO

Patrick Guay croit que l’employeur est sérieux dans sa démarche et que les rencontres vont permettre de trouver des solutions tout en rappelant que les sit-in ne sont pas une consigne syndicale.

Les sit-in sont organisés par les professionnelles en soins lorsqu’elles arrivent dans leur département qui voit que la situation est intenable et qu’il sera impossible d’offrir des soins adéquats, ce sont elles qui prennent la décision à ce moment-là de manifester, a conclu M. Guay.

Une solution existe déjà, croit le président du Conseil pour la protection des malades

Le président du Conseil pour la protection des malades, Paul Brunet, était également de passage en Outaouais, mercredi soir. Il en a profité pour commenter le conflit qui oppose les infirmières et le CISSS de l'Outaouais.

Il a aussi affirmé qu'il comprenait la décision des infirmières de refuser de travailler en étant trop peu nombreuses.

Paul Bruet en entrevue dans le centre de l'information de Radio-Canada.

Le président du Conseil pour la protection des malades, Paul Brunet.

Photo : Radio-Canada

La présidente du syndicat des infirmières auxiliaires me disait il y a quelques jours que 40 % de ses membres sont à temps partiel dans le réseau, a-t-il relaté.

M. Brunet croit qu'il n'y a donc pas de raison valable de priver les résidents de l'Outaouais des soins qu'ils méritent, puisque selon lui, ce n'est pas la main d'oeuvre qui manque.

Ce sont des milliers d'infirmières qui sont disponibles dans le réseau maintenant et à qui on continue d'offrir des jobs à temps partiel. Réveillez-vous. Il y a du monde compétent qu'on peut aller chercher pour travailler maintenant, a-t-il renchéri.

Avec les informations d'Ismaël Sy

Ottawa-Gatineau

Établissement de santé