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La déflagration qui a secoué Strathcona en novembre serait due à un explosif

Deux voitures de police bloquent une intersection la nuit en hiver.

Le 6 novembre 2018, une explosion et un incendie se sont déclarés à l'intérieur du centre communautaire du comté de Strathcona, à Sherwood Park.

Photo : Radio-Canada / Raffy Boudjikanian

Radio-Canada

L’explosion sur le stationnement du centre communautaire du comté de Strathcona de l’an dernier aurait été provoquée par un explosif composé de deux substances inertes, mais qui explosent quand elles sont mélangées. Selon la Gendarmerie royale du Canada (GRC) du comté de Strathcona, l'explosif était probablement caché dans une camionnette.

« La deuxième explosion, plus tard au cours de la même soirée, a été causée par le réservoir d'essence surchauffé d'un autre véhicule du stationnement », a expliqué la police en conférence de presse.

Des traces de sels de nitrate et de poudre d’aluminium ont été détectées sur les débris d’explosion, mais les mesures d’extinction entreprises ont dégradé les échantillons à un point tel qu’il était impossible d’identifier la substance avec précision.

« Des sels de nitrate et de la poudre d'aluminium sont des composants d'un certain nombre de produits, dont des explosifs binaires comme que le Tannerite », écrit la GRC dans un communiqué de presse. En fonction des résultats des analyses et de l'enquête sur les connaissances de Kane Kosolowsky sur la substance et la méthode d'allumage, la GRC croit que l'explosif utilisé était probablement du Tannerite.

Le Tannerite peut être acheté dans les magasins d’articles de sport et est souvent utilisé pour le tir à la cible.

La première explosion a eu lieu vers 18 h 30, le 6 novembre 2018. Lorsque les policiers sont arrivés sur les lieux, ils ont trouvé un homme de 21 ans, Kane Kosolowsky, blessé à l'intérieur d'un véhicule. Celui-ci s'était infligé une blessure par balle, il est mort par la suite.

La deuxième explosion dans le stationnement a eu lieu vers 20 h 15, pendant que les policiers enquêtaient.

Le Groupe des sciences du comportement et le Groupe de l’évaluation des menaces de la GRC en Alberta ont examiné les éléments de preuve recueillis dans le cadre de cette enquête pour comprendre le comportement de Kane Kosolowsky et les motifs qui l’auraient poussé à se tuer.

« Il n’existe aucun élément de preuve liant cet incident à un groupe ou à une menace terroriste. Les éléments de preuve, notamment les images captées par les caméras de surveillance et l’enquête approfondie, indiquent que Kane Kosolowsky a agi seul », explique la GRC dans son communiqué. Toutefois, l'enquête reste ouverte.

Le comté critiqué

« Bien que la substance utilisée dans l'explosion soit maintenant confirmée, la GRC pourrait ne jamais connaître le motif des actrs de Kane Kosolowsky », a expliqué Rod Frank, le maire du comté de Strathcona.

À l'époque, la réaction du comté à l'incident avait suscité des critiques, car il avait attendu plus de six heures avant de publier une déclaration demandant à la population d'éviter le secteur en raison d'une intervention policière.

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