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La façon de rembourser les trop-perçus d'Hydro-Québec passe mal

Un compteur intelligent d'Hydro-Québec (archives).

La commission parlementaire chargée d'étudier le projet de loi 34 se tient jusqu'à vendredi.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L’opposition tire à boulets rouges sur le plan du gouvernement pour rembourser les trop-perçus d’Hydro-Québec, qui est actuellement étudié en commission parlementaire.

Dans un premier temps, le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) propose un gel des tarifs en 2020, de même que le remboursement de 500 millions de dollars aux contribuables. La remise apparaîtrait sur la facture des clients.

Pour compléter le remboursement des trop-perçus, estimés à 1,5 milliard de dollars, le projet de loi prévoit que, par la suite, les augmentations se limiteraient à l'inflation, et ce jusqu'en 2025.

Hydro-Québec n'aurait ainsi plus à se présenter devant la Régie de l'énergie tous les ans pour la fixation des tarifs d'électricité, mais plutôt tous les 5 ans.

En commission parlementaire, Hydro-Québec a déclaré que ce modèle lui donne plus de flexibilité et de vélocité nécessaires pour faire face à la transition énergétique, tout en maintenant le rôle de surveillance de la Régie de l’énergie. La société d’État a rappelé que les Québécois bénéficiaient déjà des tarifs d’électricité les plus bas de l'Amérique du Nord.

Mais les partis d'opposition ne l’entendent pas ainsi. Selon eux, on est en train de dégriffer la Régie.

Il s’agit d’une manœuvre politique du gouvernement [...] Cela va créer une illusion auprès des consommateurs qu’ils recevront un remboursement des trop-perçus.

Saul Polo, député libéral de Laval-des-Rapides

En mêlée de presse, le député péquiste de Jonquière, Sylvain Gaudreault, a quant à lui affirmé qu'un membre du gouvernement doit toujours garder une saine distance avec la société d'État pour ne pas qu’Hydro-Québec engraisse et devienne un État dans l’État. Mais le gouvernement est en train de scraper ça, littéralement, pour remettre les deux mains dans la fixation par lui-même des tarifs, selon lui.

D'après Ruba Ghazal, députée solidaire de Mercier, les Québécois se sont fait avoir avec ce projet de loi qui ne respecte pas les promesses du gouvernement.

Les associations de consommateurs qui seront entendues mercredi en commission parlementaire demanderont quant à elle des baisses de tarifs en bonne et due forme.

Des chercheurs et des représentants du Québec inc. figurent aussi parmi la vingtaine de groupes ou personnes qui prendront la parole d'ici à vendredi.

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