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Matthew de Grood pourrait se voir accorder certains privilèges

À gauche, un dessin de Matthew de Grood durant son procès et à droite, une photo de Matthew de Grood.

Matthew de Grood a subi trois évaluations psychologiques.

Photo : La Presse canadienne / Janice Fletcher

Radio-Canada

Matthew de Grood, reconnu non criminellement responsable du meurtre de cinq jeunes lors d'une fête à Calgary en 2014 pourrait être transféré à l'Hôpital de l'Université de l'Alberta à Edmonton et se voir accorder certains privilèges.

Le psychiatre chargé de traiter Matthew de Grood, le Dr Santoch Rai, affirme que le risque de récidive du patient est faible.

Le médecin explique que Matthew de Grood prend ses médicaments de façon assidue et qu’il pourrait être autorisé à sortir plus fréquemment sans supervision à Edmonton.

Un comité de révision, composé de 5 membres, avait déclaré l'année dernière que le jeune homme se portait mieux. Le comité l’avait décrit comme un prisonnier modèle qui s’entend bien avec les autres prisonniers et qui fait des progrès.

En 2016, un juge l’avait reconnu non criminellement responsable des meurtres de Lawrence Hong, de Joshua Hunter, de Kaitlin Perras, de Zackariah Rathwell et de Jordan Segura lors d’une fête de fin de session en raison de la schizophrénie dont il souffre.

Lors de son procès, Matthew de Grood =avait expliqué qu’il croyait que le diable lui parlait et qu’une guerre était sur le point de commencer.

Matthew De Grood parle 

Selon Matthew De Grood, il est important de suivre les recommandations de l'équipe qui l'encadre.

« C'est une étape graduelle, où je prouve constamment que je peux gérer le stress. Je prends toujours mes médicaments », dit-il.

Selon le médecin, le jeune homme aimerait pouvoir rendre visite à ses parents, qui ont maintenant une résidence à Edmonton, afin qu'ils puissent être plus proches de lui.

Les familles des victimes

Gregg Perras, le parent de l’une des victimes a déclaré dans un courriel qu'il ne savait pas ce qu'il adviendrait de l'homme qui avait tué sa fille.

« À chaque examen, nous sommes toujours désagréablement surpris par les privilèges qu'il reçoit », écrit-il.

Selon M. Perras, il semble ridicule d’imaginer qu'un homme qui a tué cinq personnes puisse passer du temps à l'extérieur de l'hôpital uniquement avec un adulte responsable après seulement trois ans de détention.

Alberta

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