•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Pétrole : il faut « s'assurer que les intérêts nationaux sont défendus », dit Scheer

Entrevue avec le chef conservateur Andrew Scheer

Photo : Radio-Canada

Hugo Prévost

Même s'il se dit ouvert à la discussion, le chef du Parti conservateur du Canada (PCC) affirme qu'il défendrait « l'intérêt national » d'établir un « corridor énergétique » d'un océan à l'autre qui pourrait inclure un oléoduc au Québec.

En entrevue avec Patrice Roy, sur les ondes d'ICI RDI, Andrew Scheer a soutenu que les Québécois préfèrent acheter le pétrole canadien, plutôt que le pétrole d'Arabie saoudite, et que son projet de corridor énergétique permettrait de régler toutes les questions environnementales et les enjeux liés aux Premières Nations.

Toujours au dire de M. Scheer, ce même corridor permettrait au Québec d'exporter son énergie hydroélectrique ailleurs au pays.

Que se passerait-il si le Québec disait non à ce nouveau projet d'oléoduc? Je suis optimiste de pouvoir discuter et travailler avec le premier ministre du Québec, François Legault, pour trouver une position commune, assure M. Scheer.

C'est une question de confiance envers le système : si les élus du Québec peuvent voir que notre système d'évaluation environnementale est robuste et que ses normes sont très élevées, je suis certain que les Québécois vont accepter un oléoduc qui permettra d'acheter du pétrole canadien, et non pas du pétrole des autres pays.

Il n'y a aucune raison d'acheter le pétrole du pays de Donald Trump ou de l'Arabie saoudite quand nous avons beaucoup de réserves, ici.

Andrew Scheer, chef du Parti conservateur du Canada

S'il devenait premier ministre, M. Scheer irait-il donc jusqu'à passer outre à l'opposition du Québec, en cas d'échec des négociations?

Nous respectons les champs de compétence des provinces, et il y a aussi les champs de compétence du fédéral. Le rôle d'un premier ministre est de s'assurer que les intérêts nationaux sont défendus, a répondu le chef conservateur.

Québec dit que le choix lui appartient

La question du respect des compétences provinciales et fédérales pourrait être une source de friction entre un éventuel gouvernement conservateur à Ottawa et le gouvernement caquiste de François Legault, au Québec.

Selon la ministre de la Justice et responsable des Relations canadiennes, Sonia LeBel, notre position est très claire : il n'y a pas d'acceptabilité sociale pour avoir ce type d'ouvrage qui passe sur notre territoire. On pense qu'on a ce genre de compétence en matière d'environnement.

Passé le 21 octobre, on sera toujours au rendez-vous, peu importe le choix que les Canadiens auront fait, je peux les en assurer, a ajouté la ministre, en entrevue à 24/60, sur les ondes d'ICI RDI­.

Son collègue à l'Environnement, Benoit Charette, est formel : Il n'y a pas d'intérêt, il n'y a pas d'acceptabilité sociale, du côté québécois. Il y a d'autres projets que l'on regarde, qui pourraient mettre à profit les ressources de l'Alberta, mais pour ce qui est du pipeline, notre position reste la même.

La question de la construction d'un nouvel oléoduc au Québec a déjà suscité un certain froid entre le premier ministre Legault et son homologue albertain Jason Kenney, plus tôt cette année. M. Legault avait soutenu, en avril, à l'instar de ses ministres, que le projet « ne suscitait pas d'acceptabilité sociale ».

Ce à quoi M. Kenney avait répondu qu'Ottawa aurait le dernier mot, puisqu'il estime que les oléoducs interprovinciaux relèvent de la responsabilité réglementaire fédérale.

Notre dossier Élections Canada 2019

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Politique fédérale

Politique