•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Arsenic : contradiction entre le ministre de l'Environnement et son ministère

Benoit Charette en entrevue dans nos studios de Rouyn-Noranda.

Le ministre de l'Environnement Benoit Charette a répondu aux interrogations de la députée Émilise Lessard-Therrien lors de la période de questions à l'Assemblée nationale.

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Annie-Claude Luneau

Le dossier de l'arsenic à Rouyn-Noranda est revenu à nouveau dans la période des questions à l'Assemblée nationale.

La députée de Rouyn-Noranda-Témiscamingue Émilise Lessard-Therrien a interpellé ce mardi le ministre délégué à la Santé, Lionel Carmant, en lui demandant pourquoi le gouvernement du Québec n'agissait pas plus rapidement pour protéger les enfants du quartier Notre-Dame, qui sont surexposés à l'arsenic.

Elle fait même un parallèle entre la volonté de la Coalition avenir Québec d'interdire le cannabis jusqu'à 21 ans et le dossier de l'arsenic.

Je veux comprendre les priorités du ministre : pourquoi il s'inquiète plus du pot chez les adultes que de l'arsenic chez les enfants de ma région?, a demandé Émilise Lessard-Therrien.

C'est plutôt le ministre de l'Environnement Benoit Charrette qui lui a répondu, en martelant qu'il attend les données complètes de l'étude de biosurveillance avant de prendre des décisions.

Rappelons que le ministère de l'Environnement autorise la Fonderie Horne à émettre jusqu'à 67 fois la limite permise d'arsenic dans l'air, soit 200 nanogrammes par mètre cube.

J'inviterais respectueusement la collègue à mieux s'informer du dossier, l'étude elle-même n'est pas encore dévoilée dans son intégralité. L'étude de biosurveillance, elle, doit être publiée dans les prochaines semaines, donc ne brusquons pas une décision qui ultimement pourrait être inadéquate, donc allons-y par étapes. Et en même temps, ce qui a été répété des protocoles comme il s'en vit un actuellement à la Fonderie Horne, il y en a plusieurs au Québec. J'ai plus de 80 protocoles d'attestation d'assainissement de cette nature-là, c'est-à-dire ramener les entreprises le plus près possible de la norme d'émission de 3 nanogrammes, donc la situation de la Fonderie n'est pas unique en soi, a répondu Benoit Charrette.

Les propos du ministre contredisent cependant des informations de son propre ministère.

Les responsables des communications du ministère de l'Environnement nous ont confirmé par courriel cette semaine qu'il existe 86 attestations d'assainissement au Québec, mais il n’y a aucun autre établissement industriel détenant une attestation d’assainissement ayant une exigence relative à l’arsenic. Seule la Fonderie Horne possède cette exigence.

Abitibi–Témiscamingue

Politique provinciale