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Une première formation pour mettre fin aux accidents dans les silos

Des silos sur une exploitation agricole.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Une cinquantaine de producteurs agricoles et laitiers de la région ont assisté à une première formation visant à les sensibiliser aux risques liés aux gaz toxiques dans les silos mardi à Sawyerville, en Estrie.

L'initiative fait suite au décès de Nicholas Lanciaux, qui a chuté d'une échelle en raison de fortes émanations de gaz pendant qu'il faisait des travaux d'entretien à l'extérieur d'un silo. Outre ce drame, trois autres accidents sont survenus cet été en Estrie dans des circonstances semblables.

Ça saisit, indique le producteur laitier Ghislain Grenier, qui connaissait la victime. Tu remontes dans ton silo et tu te demandes si tu es le prochain.

Participant aux travaux de la ferme depuis l'âge de trois ans, ce dernier admet vouloir changer ses habitudes, lui qui dit effectuer ses entrées dans les silos « à la bonne franquette » pour le moment.

On s'instruit, on essaie de faire de bonnes pratiques, on laisse ventiler un certain temps et comme on sait que des gaz sont plus lourds que d'autres, on ouvre la porte, mais pas de détecteur... tu y vas au flair. Des fois, ça sent plus fort que d'autres et tu te demandes si tu viens d'éviter la mort.

Au dire du vice-président de l'Union des producteurs agricoles, Martin Caron, les habitudes sont le pire ennemi des agriculteurs au moment d'oeuvrer près des silos.

Les gens nous disent : "il n'est jamais rien arrivé et ça fait 20 ans que je le fais de cette façon", mais les choses ont changé notamment au niveau des plantes fourragères. Il y a aussi l'azote qui est mis dans les plantes actives plus rapidement. Il faut sécuriser, parce les accidents qu'on a eus, c'était des personnes qui disaient ça avant.

L'UPA soutient qu'il est primordial pour les agriculteurs de se munir d'appareils de détection des différents gaz que peuvent receler leurs silos, des appareils dont le coût peut grimper à 3500$.

Ce n'est pas cher pour sauver des vies, estime toutefois le propriétaire des bergeries Malvibois, Marie-Antoine Roy. Sauf que plusieurs ne savent pas que ça existe et que c'est facile d'utilisation.

Nous, ça fait sept ans qu'on est équipé avec des détecteurs de gaz et c'est un outil essentiel que tous les agriculteurs devraient avoir, résume-t-il.

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