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Un vent de changement chez le Rouge et Or volleyball

Pascal Clément, Rémi Cadoret, Maud Chapleau et Danny Da Costa posent avec un ballon de volleyball.

Les entraîneurs Pascal Clément (à gauche) et Danny Da Costa (à droite) peuvent miser sur des joueurs expérimentés comme Rémi Cadoret et Maud Chapleau.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Piedboeuf

Guillaume Piedboeuf

Un vent de renouveau souffle chez les équipes de volleyball du Rouge et Or. Un nouvel entraîneur, Danny Da Costa, prend la barre de la formation féminine, cette saison, tandis que Pascal Clément et ses hommes doivent remplacer le phénoménal « Vicho » Villalobos, qui poursuit maintenant sa carrière chez les pros.

Médaillée de bronze des championnats canadiens tenus au PEPS, le printemps dernier, l’équipe masculine devrait, en principe, à nouveau figurer parmi les meilleures formations au pays.

Mais la même question est revenue à plusieurs reprises, mardi matin, à quelques jours de la Classique SSQ qui verra l’équipe croiser le fer avec les Mustangs de Western, vendredi et samedi, à l’amphithéâtre du PEPS.

Comment remplacer Vicente Ignacio Parraguirre Villalobos? Joueur par excellence au Québec à chacune de ses cinq saisons avec le Rouge et Or, l’attaquant chilien a complété son parcours universitaire.

Tous les grands joueurs qui sont passés par le programme ont toujours été remplacés. Les Gino Brousseau, Éric LeBreton et Karl De Granpré. La seule chose, c’est qu’on ne sait pas à l’avance ce sera par qui, comment et à quel moment, a rappelé Pascal Clément, en conférence de presse, avant de s’adresser directement à ses joueurs.

Cette année, la place est ouverte. Il y a des grosses chaussures à remplacer. Vous pouvez le faire en équipe si vous le voulez. Mais c’est notre défi.

Le départ du capitaine chilien laisse un trou sur le terrain, où ses attaques tonitruantes rythmaient chaque match de l’équipe, mais également en dehors.

Vicho, c’était le grand frère de tout le monde. C’était un amour. Un humain incroyable, explique le libéro de 3e année Rémi Cadoret. Je pense qu’ils nous a apporté une maturité qu’on va transmettre aux plus jeunes et garder pour le reste de notre carrière.

Obomsawin plus dangereux que jamais

N’empêche, le libéro ne place pas la barre moins haute pour les siens, cette saison. On veut se rendre au championnat canadien et bien faire pour possiblement gagner une médaille, lance-t-il.

En Cadoret, le passeur Ethan Ellison, le central Jean-Benoit Gagné et l’attaquant Alexandre Obomsawin, le Rouge et Or ramène un solide noyau de talentueux vétérans.

Après une performance étincelante au championnat canadien, Obomsawin, qui entame sa troisième saison, pourrait bien être le prochain attaquant étoile de l’équipe.

Il n’est pas très grand, mais il est très puissant. C’était déjà une force de la nature et il a mis beaucoup de temps dans le gym, cet été. Je vois des signes au service. Le service, au volleyball, c’est une arme de destruction massive et lui, il l’a, relate Pascal Clément.

Le Rouge et Or célèbre sa victoire

Le Rouge et Or avait comblé ses partisans, le printemps dernier, en remportant la médaille de bronze des championnats canadiens, au Peps.

Photo : Radio-Canada

Misant sur l’une des plus petites formations au pays, l’an dernier, l’entraîneur ajoute cette saison deux recrues de taille. Jonathan Girard, un centre de 2 mètres (6’7’’) des Titans de Limoilou, et Thibaut Saccomano, un Français de 1m98 (6’6’’) âgé de seulement 18 ans, aideront l’équipe en match, mais aussi à l’entraînement alors que leurs coéquipiers pourront se pratiquer à attaquer contre des adversaires format géant.

Au rayon des nouveaux venus, il faudra aussi garder un oeil sur Nicolas Fortin. L' attaquant de La Malbaie est encore en période d’adaptation, estime Clément, mais il a aura un impact immédiat avec l’équipe.

Danny Da Costa veut une équipe à son image

Du côté féminin, le nouvel entraîneur Danny Da Costa admet qu’il est encore en train de modeler l’équipe à sa main. Entré en fonction en mai, quelques mois après le mystérieux départ d’Olivier Caron, Da Costa se concentre pour le moment sur l’implantation de nouveaux systèmes de jeu.

On veut que les filles se sentent confiantes sur le terrain et sachent ce qu’elles doivent faire dès le début de la saison. Ensuite, on travaillera un peu plus le côté technique, explique-t-il.

Ancien joueur des Carabins, Danny Da Costa possède un curriculum vitae d’entraîneur bien garni, ayant dirigé quelques formations collégiales et le programme féminin de l’Université St. Francis Xavier par le passé.

Pas question pour lui de fixer un objectif en terme de résultats à sa première saison à la barre du Rouge et Or, qui s’est incliné en demi-finale provinciale, l’hiver dernier.

Sur douze joueuses dans l’équipe, on en a huit qui sont à leur première ou deuxième année. C’est sûr que les joueuses cherchent un peu leur identité en ce moment, et ça va prendre du temps. Elle vont apprendre à se connaître, trouver leur rôle, et en théorie on devrait avancer progressivement jusqu’en février.

Parmi les quelques joueuses plus expérimentées, Maud Chapleau nommée sur la première équipe d’étoiles au Québec à chacune de ses deux premières saisons, devrait mener la charge.

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