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Suicide chez les jeunes : un appel pour une stratégie nationale

Le défenseur des enfants, des jeunes et des aînés du Nouveau-Brunswick, Normand Bossé photographié dans une salle de restaurant.

Le défenseur des enfants, des jeunes et des aînés du Nouveau-Brunswick, Normand Bossé qui a présenté le rapport à Winnipeg mardi estime que la jeunesse devrait être associée à la mise en place d'une stratégie nationale du gouvernement fédéral pour lutter contre le suicide chez les jeunes.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le Conseil canadien des défenseurs des enfants et des jeunes réclame une stratégie nationale du gouvernement fédéral pour lutter contre le suicide chez les jeunes. L’organisme s’est réuni à Winnipeg, mardi, pour dévoiler son rapport national sur le sujet. 

Le Conseil canadien des défenseurs des enfants et des jeunes souhaite que la question du suicide chez les jeunes devienne une priorité pour les gouvernements. Il rappelle que le Canada est le seul pays du G7 à ne pas avoir mis en place de stratégie nationale.

Selon Statistique Canada, le suicide est la deuxième cause de décès chez les jeunes au Canada.

Le Conseil canadien des défenseurs des enfants et des jeunes demande que la mise en place d'une stratégie nationale du gouvernement fédéral pour lutter contre le suicide chez les jeunes s'accompagne de ressources et de fonds redistribués aux provinces et aux territoires par le gouvernement fédéral pour leur permettre d'agir.

C'est l'un des appels à l'action compris dans le rapport national. 

Que le gouvernement fédéral prenne l'initiative de donner des fonds aux provinces afin qu'elles puissent promouvoir leur système de prévention du suicide chez les jeunes, a demandé le défenseur des enfants, des jeunes et des aînés du Nouveau-Brunswick, Normand Bossé.

Le rapport national, qui s'appuie sur les données recueillies depuis 2012 par les provinces et territoires, souligne que le travail de prévention doit se faire en partenariat avec les jeunes. 

Il devrait y avoir un partenariat dans toutes les provinces, dans tous les gouvernements, avec les jeunes. Sans la voix des jeunes, on va manquer le coup, a souligné Normand Bossé.

Des données insuffisantes

Le document s'appuie sur 21 rapports publics et 4 déclarations de défenseurs des différentes provinces publiées depuis 2012.

Le rapport demande également un système de données intergouvernemental. 

Le conseil affirme notamment qu'une approche nationale permettrait de mettre en place un meilleur système de conservation des données sur le suicide chez les jeunes.

Selon l’organisme, les informations qui y sont mentionnées sont actuellement insuffisamment signalées et collectées de manière incohérente.

Le Conseil indique que le profil statistique du suicide au pays est incomplet par manque de données. Il indique que c'est particulièrement vrai quant à la collecte de données sur le suicide chez les jeunes Autochtones, dont les plus récentes données datent de près de 25 ans.

En ce sens, le conseil soutient qu'il est nécessaire de créer de véritables partenariats avec les communautés autochtones, où le taux de comportements suicidaires des jeunes est particulièrement élevé.

Avec des informations de Marie-Michelle Borduas

Manitoba

Suicide