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Un survivant de l’Holocauste met les Saskatchewanais en garde contre la haine

Un homme âgé est debout les bras croisés.

Irving Roth, un survivant de l'Holocauste, consacre son temps à raconter ce qu'il a vécu pour sensibiliser les gens aux dangers de la haine et du racisme.

Photo : Fournie par Chabhad Jewish Centre of Regina

Radio-Canada

Un survivant de l'Holocauste, Irving Roth, effectue une tournée en Saskatchewan pour témoigner de ce qu'il a vécu et sensibiliser les citoyens aux horreurs que peuvent engendrer les idées haineuses et racistes.

Irving Roth dirige le centre de ressources pour la mémoire de l'Holocauste, Temple Judea, à Manhasset, dans l'État de New York, aux États-Unis.

Il présentera, mardi, à Saskatoon, et mercredi, à Regina, un discours en anglais intitulé, L’amour, la trahison et la rédemption : l’histoire d’un survivant d’un camp de la mort.

Irving Roth est né en 1929 en Tchécoslovaquie. Sous le pouvoir nazi, ses grands-parents et un cousin de 10 ans ont été assassinés. Il a lui-même été enfermé dans un camp de concentration alors qu’il n’était qu’un adolescent.

Le 11 avril 1945, les Américains ont fait fuir les gardiens du camp de concentration dans lequel il se trouvait. Cette journée a marqué la mémoire du jeune garçon qu’il était.

Photo d'époque, en noir et blanc, d'un jeune homme en veston cravate.

Irving Roth attribue à la chance sa survie.

Photo : Fournie par Chabhad Jewish Centre of Regina

Des concitoyens devenus méconnaissables

De nombreuses décennies plus tard, il ne souhaite à personne de vivre de telles horreurs. Pour les avoir vécues, il affirme que les idées haineuses et racistes qui les ont engendrées peuvent se répandre insidieusement dans une société et rendre les gens méconnaissables.

Des gens, qui craignaient Dieu, qui allaient à l’église, devenaient des meurtriers de masse. Ils ne considéraient pas que c’était un péché, raconte Irving Roth.

Selon lui, ces gens cherchaient la splendeur. Ils agissaient pour une plus grande gloire de leur pays et de leur peuple.

Il regrette de voir, aujourd'hui, des gens se faire « berner par des discours similaires ».

On persuade les gens en utilisant des mensonges flagrants, des non-sens du point de vue de l’histoire, et les gens les acceptent, se désole-t-il.

Pour lui, il est capital de tirer des leçons de l’histoire pour éviter que des gens ne fassent la promotion d’idées qui ont engendré les atrocités du passé.

Avec les informations de CBC

Saskatchewan

Histoire