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Cameron Ortis arrêté dans la foulée d'une enquête conjointe de la GRC et du FBI

Le reportage de Philippe-Vincent Foisy

Photo : Radio-Canada

Isabelle Maltais

Ce sont des informations recueillies lors d’une enquête menée conjointement en 2018 par la GRC et le FBI qui ont mené à l’arrestation du directeur général du Centre national de coordination du renseignement, Cameron Ortis.

Lors d’une conférence de presse, mardi après-midi, la commissaire de la GRC Brenda Lucki a expliqué que cette enquête avait permis de retrouver des documents laissant penser qu’une taupe était à l’œuvre.

Une investigation a aussitôt été lancée pour faire la lumière sur cette histoire, a-t-elle poursuivi, ce qui a mené à des soupçons de corruption à l’intérieur même de l’organisation, puis à l’arrestation de Cameron Ortis jeudi dernier.

La commissaire a cependant été avare de détails sur la nature de cette possible corruption et sur les personnes impliquées.

Elle a plutôt affirmé qu’elle ne ferait pas de commentaires sur les théories et les conjectures qui circulent actuellement sur cette affaire, pour ne pas nuire à l’enquête en cours.

La commissaire a aussi rejeté l'idée qu'un possible manque de ressources du corps policier ait pu mener à cet incident.

On ne peut pas contrôler les actes humains. On peut mettre [en place] tous les processus, les politiques, les procédures. Mais dans ce cas-là, c’est l’acte d’une personne.

La commissaire de la GRC, Brenda Lucki

Mme Lucki a également souligné que Cameron Ortis avait été accusé de « présumées » activités criminelles, selon le Code criminel et la Loi sur la protection de l’information.

Une taupe au sein de la GRC

La GRC rassurante quant à sa coopération avec les alliés

Ces accusations ont ébranlé la GRC elle-même, a-t-elle avoué, mais aussi toutes les personnes ayant travaillé avec Cameron Ortis au pays et au niveau international.

Mme Lucki affirme cependant que pour le moment, la coopération avec les alliés du Canada n'est pas compromise et que l'échange d'information continue avec ces derniers.

D'ailleurs, des mesures d'atténuation ont déjà été mises en place, a-t-elle dit, pour éviter les conséquences négatives de possibles fuites pour le Canada et ses partenaires.

En vertu des postes qu'il occupait, Cameron Ortis avait accès à de l'information que possédait la collectivité canadienne du renseignement ainsi qu’à des renseignements provenant des alliés nationaux et internationaux du Canada.

Employé par la GRC depuis 2007, M. Ortis a d'abord travaillé aux recherches opérationnelles et aux enquêtes criminelles relatives à la sécurité nationale avant d'être nommé au Centre national de coordination du renseignement.

Cameron Ortis arrêté grâce à une enquête avec le FBI

Justice et faits divers