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Des drones pour documenter l'impact de la tempête Dorian à l'Î.-P.-É.

Sur cette image aérienne, on peut constater les dommages qu'a causé la tempête Dorian sur cette forêt de l'Île-du-Prince-Édouard.

Sur cette image aérienne, on peut constater les dommages qu'a causé la tempête Dorian sur cette forêt de l'Île-du-Prince-Édouard.

Photo : Facebook / @upeiclimateresearchlab

Radio-Canada

Des chercheurs ont utilisé des drones pour capter des images aériennes frappantes des dommages causés par le passage de la tempête post-tropicale Dorian à l'Île-du-Prince-Édouard.

Stephanie Arnold travaille pour le laboratoire de recherche sur les changements climatiques à l'Université de l'Île-du-Prince-Édouard.

Son équipe et elle ont été retenus par Parcs Canada pour documenter les dégâts causés par Dorian et pour aider au nettoyage.

Les drones qu'ils ont utilisés ont permis de filmer des images uniques des dommages laissés par la tempête la semaine dernière à la plage Cavendish, au terrain de camping avoisinant et dans quelques forêts de la province.

Les dunes de la plage Cavendish.

Les dunes de la plage Cavendish ont été grandement érodées par le passage de la tempête post-tropicale.

Photo :  CBC

Si des événements aussi catastrophiques vont devenir plus courants, autant en profiter pour améliorer nos connaissances et recueillir le plus de données possible sur leurs répercussions, affirme Stephanie Arnold, l'une des deux chercheuses responsables du projet.

Il est important que nous devenions plus résilients en faisant obstacle à ces répercussions ou en minimisant les dégâts.

Les deux chercheurs dehors regarde la télécommande du drone qu'ils sont en train d'utiliser.

Les chercheurs du UPEI Climate Lab responsables du projet sont Stephanie Arnold et Luke Meloche.

Photo :  CBC

À la plage de Cavendish, sur la côte nord de l'Île, ce sont plus de 80 % des arbres qui sont tombés lors de la tempête. Les chercheurs désirent documenter ce phénomène naturel afin de mieux préparer les parcs à des tempêtes d'une violence comparable, à l'avenir.

Les drones ont survolé plusieurs secteurs déjà un peu partout sur l'Île. Ils sont devenus un outil indispensable pour les chercheurs, qui peuvent atteindre grâce à eux plusieurs endroits inaccessibles à des marcheurs.

Nous essayons de capter le plus d'images possible des dégâts de la tempête pour que nous puissions aider les fermes et les parcs à en gérer les conséquences, dit Mme Arnold.

Il y a toutefois une limite au nombre de jours que nous pouvons les faire voler [les drones], donc nous avons également mis toute notre équipe sur le terrain pour couvrir toute la superficie de l'Île.

Une image aérienne d'une forêt avec des arbres de tombés.

UPEI Climate Lab et Parcs Canada ont utilisé des drones pour capter ces images aériennes et analyser l'impact de la tempête sur les arbres.

Photo : Facebook / @upeiclimateresearchlab

La chercheuse indique que même si ces images d'une catastrophe naturelle peuvent être désolantes, elles ont au moins l'avantage de donner une idée plus précise de la force destructrice de cette tempête.

Les dunes ont l'air complètement différentes, remarque-t-elle. Plusieurs d'entre elles ont l'air d'avoir été complètement rasées.

Une dune à la plage de Cavendish.

Les membres du groupe désirent créer des cartes avant et après de plusieurs endroits connus à l'Île-du-Prince-Édouard, dont la plage et le terrain de camping à Cavendish.

Photo : Facebook / @upeiclimateresearchlab

Des dommages aux terres agricoles aussi

Les chercheurs ont aussi utilisé leurs drones pour capter des images de terres agricoles dévastées.

L'information qu'ils ont été en mesure de rassembler sera transmise à Parcs Canada et aux fermiers pour les aider à s'adapter aux conditions météo extrêmes qui toucheront de plus en plus l'Atlantique.

J'essaie de voir comment nous pouvons changer nos pratiques dans les fermes pour mieux nous préparer aux conditions extrêmes [...]. Ce sont des endroits où nous devrons faire des changements parce que les [conditions] extrêmes seront imprévisibles et ce ne sera pas facile, ajoute Stephanie Arnold.

Cette prise aérienne démontre les dommages causés à un champ de blé.

Cette image aérienne démontre les dommages causés à un champ de blé près de Kinkora, à l'Île-du-Prince-Édouard.

Photo :  CBC

Les membres du groupe souhaitent créer des cartes « avant et après » de plusieurs endroits connus à l'Île-du-Prince-Édouard, dont la plage et le terrain de camping à Cavendish.

Nous avions des images de la plage principale de Cavendish avant [la tempête] et maintenant, nous en avons une qui montre combien elle a changé depuis la tempête, explique la chercheuse.

Nous avons aussi des "avant et après" de plusieurs fermes. Nous avons été tellement occupés avec nos drones que nous n'avons pas encore eu le temps d'aller au bureau pour les étudier plus en profondeur.

Une image aérienne où on voit des arbres de tombés.

Les images aériennes permettent de constater les dégâts laissés par la tempête Dorian.

Photo : Facebook / @upeiclimateresearchlab

Ces images sont partagées sur la page Facebook du UPEI Climate Lab et seront utilisées dans le cadre de plusieurs projets.

Avec les renseignements de Julien Lecacheur et CBC

Île-du-Prince-Édouard

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