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Finances de Sayona : les opposants s’inquiètent

Des citoyens préoccupés par le projet minier Authier de Sayona Québec à La Motte se sont réunis pour un pique-nique familial au Lac des Grèves.

Des citoyens préoccupés par le projet minier Authier de Sayona Québec à La Motte se sont réunis pour un pique-nique familial au Lac des Grèves au mois de juin.

Photo : Gracieuseté, Marie-Hélène Massy Emond

Thomas Deshaies

Des citoyens sont préoccupés par l'impact environnemental du projet Authier

Alors que Sayona Mining se trouve dans une situation financière moins enviable qu’elle ne l’a déjà été, des groupes de citoyens voient dans le développement du projet un risque potentiel au respect de l’environnement.

Lorsqu’une compagnie est dans une position plutôt précaire, elle n’a parfois pas les moyens de mettre en place toutes les promesses qu’elle fait sur la place publique.

Ugo Lapointe, co-porte-parole de la Coalition pour que le Québec ait meilleure mine

Le co-porte-parole de la Coalition pour que le Québec ait meilleure mine, Ugo Lapointe, estime que les indicateurs démontrent que la situation financière de l’entreprise est « précaire ». Cela indique que l’entreprise va moins bien qu’elle ne le prétend, ajoute-t-il.

M. Lapointe, qui a lutté pour que le Projet Authier de Sayona Mining à La Motte soit soumis à une évaluation du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), croit que les risques environnementaux sont plus grands lorsque des projets sont menés par des entreprises avec peu de moyens financiers.

Carte du projet minier. La partie bleue en haut à droite représente l'esker. On voit qu'il est situé à 130 mètres de la mine et 40 mètres de l'aire d'accumulation des résidus miniers.

Carte du projet minier. La partie bleue en haut à droite représente l'esker. On voit qu'il est situé à 130 mètres de la mine et 40 mètres de l'aire d'accumulation des résidus miniers.

Photo : Sayona/SNC-Lavalin

De façon générale, une entreprise qui est solide financièrement a plus de capacité, de marge de manœuvre pour mettre en place des mesures de protection de l’environnement, des collectivités, qui coûtent cher, constate-t-il.

Le co-porte-parole du Comité citoyen pour la protection de l’esker, Rodrigue Turgeon, martèle que tout projet minier près de milieux aussi sensibles que les eskers devrait être mené « de la manière la plus rigoureuse possible ».

On a essayé de prendre des raccourcis en évitant les évaluations plus poussées puis maintenant que c’est le temps de le faire, l’argent n’est pas au rendez-vous, évidemment. Le danger environnemental pour l’esker demeure, s’exclame-t-il.

Sayona Mining estime qu’elle pourra compter sur une subvention gouvernementale de 80 000 $ du ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles (MERN). Une situation qualifiée « d’aberrante » par Rodrigue Turgeon, d’autant plus que le projet n’a pas encore passé par le processus du BAPE.

Le MERN n’a pas à s’immiscer dans le travail de la compagnie pour essayer que ce projet-là voit le jour. On le sait que le MERN est derrière l’extractivisme poussé de notre région, mais là pour ce qui est de la protection de l’eau, tout ce qu’on demande, c’est la plus grande retenue de la part de l’État, conclut-il.

Abitibi–Témiscamingue

Métaux et minerais