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Riyad fournira mercredi des preuves que l'Iran est à l'origine des attaques contre Aramco

De la fumée est observée à la suite d'un incendie

De la fumée est observée à la suite d'un incendie survenu à l'usine de Saudi Aramco, dans la ville orientale d'Abqaiq, en Arabie saoudite, le 14 septembre 2019.

Photo : Reuters / Hamad I Mohammed

Radio-Canada

Le royaume saoudien présentera, mercredi, des preuves que les missiles ayant touché ses installations pétrolières sont iraniens, rapporte la télévision officielle saoudienne.

Jusqu'ici, Riyad s'était gardé de désigner l'Iran. Mais demain, un porte-parole du ministère saoudien de la Défense présentera des preuves que les armes utilisées lors des attaques étaient iraniennes, précise la chaîne officielle.

Le secrétaire d'État Mike Pompeo sera en Arabie saoudite mercredi pour évoquer la réponse à ces attaques contre des installations pétrolières saoudiennes.

L'administration américaine a déjà explicitement accusé l'Iran d'être responsable des attaques, même si le président Donald Trump s'est montré jusqu'ici plus prudent, affirmant, lundi, attendre d'en avoir la certitude et vouloir s'entendre avec Riyad sur toute riposte à venir.

Le vice-président américain, Mike Pence, a toutefois déclaré mardi que l’armée américaine était prête à riposter, tandis que Washington évaluait les preuves.

Nous sommes prêts à riposter, et nous sommes prêts à défendre nos intérêts et nos alliés dans la région.

Mike Pence, vice-président des États-Unis

Si l'Iran a mené cette dernière attaque pour faire pression sur le président Trump afin qu'il cède, sa stratégie est vouée à l'échec, a insisté Mike Pence.

Washington espère désormais convaincre la communauté internationale – notamment les Européens – à l'Assemblée générale de l'Organisation des Nations unies (ONU), la semaine prochaine, a précisé un responsable américain s'exprimant sous le couvert de l'anonymat.

« Pas de preuves »

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a pour sa part déclaré, mardi, que la France ne disposait d'aucune indication sur l'origine présumée de l'attaque de drones subie samedi par des sites pétroliers saoudiens.

Jusqu'à maintenant, la France ne dispose pas de preuves lui permettant de dire que ces drones sont venus de tel ou tel endroit, a précisé le chef de la diplomatie française après un entretien avec son homologue égyptien, Sameh Choukry.

Je constate avec intérêt que les autorités saoudiennes ont proposé de faire participer les experts internationaux et les Nations unies à une enquête pour identifier les faits et identifier les origines.

Jean-Yves Le Drian, ministre français des Affaires étrangères

Interrogé par France 24, le chroniqueur international Waasim Nasr a expliqué que les armes utilisées sont des missiles de croisière guidés, les Qods.

Pour fabriquer ces missiles, les Houthis [qui ont revendiqué l'attentat] ont bénéficié de la technologie iranienne, mais la main-d'œuvre est bien yéménite, a précisé M. Nasr en soulignant que la piste la plus plausible est que les missiles aient été tirés de l’Irak.

Production pétrolière bientôt rétablie

La production pétrolière saoudienne, qui a diminué de moitié après les attaques, retrouvera un niveau normal à la fin de septembre, a assuré mardi le ministre saoudien de l'Énergie, le prince Abdel Aziz ben Salmane.

J'ai de bonnes nouvelles pour vous. [...] L'approvisionnement en pétrole des marchés internationaux est revenu à son niveau datant d'avant les attaques.

Le prince Abdel Aziz ben Salmane, ministre saoudien de l'Énergie

Après les attaques, la production de l’Arabie saoudite est passée de 9,9 millions de barils par jour à 5,7 millions (-42 %).

Les cours du pétrole, qui avaient grimpé de près de 20 % en séance lundi, ont fortement reculé mardi. Les deux cours de référence perdaient autour de 6 % dans l'après-midi.

De son côté, le président du conseil d'administration de Saudi Aramco, Yassir al-Roumayyan, a déclaré que l'introduction en bourse du géant pétrolier saoudien se poursuivait comme prévu.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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