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Les maires attendent le nouveau pacte fiscal avec impatience

Neuf maires sourient à la caméra

Plusieurs maires de municipalités du Bas-Saint-Laurent réunis lors du passage à Rimouski du président de l'Union des municipalités du Québec, Alexandre Cusson (au centre)

Photo : Radio-Canada / Julie Tremblay

Julie Tremblay

Le président de l'Union des municipalités du Québec (UMQ), Alexandre Cusson, a bon espoir d'arriver à une entente avantageuse pour les municipalités dans le cadre des négociations avec le gouvernement du Québec sur le pacte fiscal.

Le pacte fiscal entre Québec et les municipalités arrive à échéance à la fin de l'année 2019. Dans la nouvelle mouture, les élus municipaux espèrent entre autres obtenir une partie des recettes de la TVQ, une promesse faite par le premier ministre François Legault lors de la campagne électorale.

Selon le président de l'UMQ, il est primordial que Québec transfère davantage d'argent aux municipalités dont les revenus dépendent de plus en plus des taxes foncières.

Il faut sevrer les municipalités de leur dépendance à l'impôt foncier. 70 % des revenus municipaux au Québec proviennent des revenus fonciers.

Alexandre Cusson, maire de l'Union des municipalités du Québec

Dans un contexte où l'économie se dématérialise, où on va moins bâtir, où les nouveaux commerces sont davantage des commerces en ligne que des commerces qui ont pignon sur rue, c'est un modèle du 19e siècle qu'on essaie d'utiliser pour faire face aux défis du 21e siècle, ajoute M. Cusson.

M. Cusson devant un lutrin en train de parler

Le président de l'UMQ, Alexandre Cusson, pendant son allocution à Rimouski, mardi.

Photo : Radio-Canada / Julie Tremblay

Les maires suivent les négociations de près

Signe que le sujet les interpelle, une dizaine de maires et préfets de la région se sont déplacés à Rimouski pour entendre l'allocution du président de l'UMQ.

À l'instar de M. Cusson, ils souhaitent que Québec paie l'entièreté des taxes foncières rattachées aux terrains et aux bâtiments dont le gouvernement est propriétaire.

Le maire de Rimouski, Marc Parent, explique que la situation actuelle alourdit le fardeau des contribuables.

Il y a un centre de recherche à Rimouski qui consomme annuellement environ 115 000 m3 d'eau potable. Ça, en termes de tarification, c'est 75 000 $ qui devraient être payés par ce centre-là. On reçoit 0 cent.

Marc Parent, maire de Rimouski

M. Parent déplore que cette facture soit répartie entre les citoyens branchés au réseau d'aqueduc de la Ville.

De son côté, la mairesse de Rivière-du-Loup, Sylvie Vignet, espère une participation financière accrue du gouvernement provincial pour soutenir les villes centres des régions qui offrent plusieurs services aux citoyens des municipalités avoisinantes.

[À Rivière-du-Loup], il y a 35 000 de population autour, mais c'est 20 000 de population qui paie, donc il y a une iniquité au niveau des taxes pour les citoyens.

Sylvie Vignet, mairesse de Rivière-du-Loup

Les élus souhaitent qu'une entente soit conclue à temps pour planifier la prochaine année financière. On veut une entente rapidement, mais pas à n'importe quel prix, affirme cependant M. Cusson.

Le président de l'Union des municipalités du Québec était de passage à Rimouski, mardi, dans le cadre d'un déjeuner-conférence organisé par la Chambre de commerce et de l'industrie de Rimouski-Neigette.

Bas-Saint-Laurent

Politique municipale