•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Consigne : le statu quo n'est pas une option, dit le ministre Charette

Un plan rapproché d'une paire de main qui enlève la languette d'une canette en aluminium. Plusieurs canettes se trouvent en arrière-plan.

Le gouvernement prévoit une réforme du système de consigne au Québec.

Photo : iStock

Alexandre Duval

Malgré l'opposition de plusieurs industries, Québec ne reculera pas sur son projet de réformer le système de consigne dans la Belle Province. Le ministre de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques promet « une politique nettement plus ambitieuse » que celle qui prévaut actuellement.

Selon le ministre Benoit Charette, le système ne fonctionne tout simplement pas. La consigne sur la bière et les boissons gazeuses ne rend pas justice aux efforts que les citoyens font pour récupérer, dit-il.

Le statu quo fait en sorte qu'on a des milliers de tonnes de verre, de contenants de plastique, qui malgré le geste citoyen de déposer dans le bac bleu, se retrouvent malgré tout [...] au centre d'enfouissement.

Benoit Charette, ministre de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques
Benoit Charette, ministre de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques

Benoit Charette, ministre de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques

Photo : Radio-Canada

M. Charette soutient qu'aucune décision n'a été prise à ce moment-ci, mais il assure que c'est une question de quelques semaines avant la présentation de sa nouvelle stratégie pour mieux revaloriser les matières résiduelles au Québec.

Selon nos informations, le ministre envisage d'élargir la consigne à toutes les boissons vendues dans des contenants de plastique, de verre ou d'aluminium.

Il souhaiterait aussi mettre en place un réseau de 400 centres de dépôt dans la province, où les citoyens pourraient aller porter leurs contenants vides et obtenir leur remboursement.

À cela s'ajouteraient jusqu'à 1500 détaillants en alimentation qui disposent d'un espace suffisant pour gérer tous les nouveaux contenants consignés. Les écocentres pourraient aussi être mis à profit.

Des propositions en évaluation

Une coalition d'industries composée d'embouteilleurs, restaurateurs, transformateurs, brasseurs et détaillants en alimentation s'oppose toutefois à cette possible réforme.

Lundi, Radio-Canada rapportait que des représentants industriels ont rencontré le ministre le 3 septembre afin de lui demander de maintenir le système de consigne actuel.

En contrepartie, ils proposent de mettre en place des frais de 1 ¢ sur chaque boisson non alcoolisée vendue au Québec. Ces frais, payés par les consommateurs, totaliseraient environ 25 millions de dollars par année.

Cet argent irait dans un fonds spécial destiné à améliorer les infrastructures de récupération à l'extérieur des maisons québécoises, comme dans les parcs, les édifices ou sur les lieux de grands événements.

Si le ministre ne ferme pas explicitement la porte à cette idée, sa promesse de réformer le système de consigne parle d'elle-même. On est à l'étape où on reçoit beaucoup de propositions de ce genre-là, des propositions qui sont en évaluation présentement, dit-il.

L'engagement qu'on a pris, par contre, c'est de ne pas maintenir le statu quo.

Benoit Charette, ministre de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques

Benoit Charette rappelle que l'Assemblée nationale a tenu des auditions sur les enjeux de recyclage et de la valorisation du verre au mois d'août. Le rapport devrait lui être remis dans les prochaines semaines.

Ce sont tous des éléments qui vont guider notre réflexion, mais chose certaine, on n'attendra pas de longs mois avant de se prononcer, dit-il.

Québec

Politique provinciale