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  • Il y a 5 ans, le Musée canadien des droits de la personne ouvrait ses portes à Winnipeg

    Vue partielle de l'édifice du Musée canadien des droits de la personne.

    Le 19 septembre 2014, c'était l'inauguration du Musée canadien des droits de la personne à Winnipeg.

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    Le 19 septembre 2014, Winnipeg inaugurait le Musée canadien des droits de la personne. Il a fallu beaucoup de patience et de négociations pour en arriver là, comme le rappellent des reportages de Radio-Canada.

    Le rêve d'un magnat de la presse

    Il n’y a aucun musée des droits de la personne nulle part dans le monde.  Or, c’est l’aspect le plus important de la vie.

    Israel « Izzy » Asper, 2003

    Ce musée aura un statut national, le premier musée à l’extérieur de la capitale nationale à recevoir une telle désignation.

    Brigitte Bougie, 2007

    Israel « Izzy » Asper est un magnat de la presse canadienne.

    Issu d’une famille juive d’origine ukrainienne installée au Manitoba, il a démontré une grande sensibilité au sujet de la question du respect des droits de la personne.

    Selon lui, Winnipeg constituerait un endroit particulièrement approprié pour construire un musée consacré à ce thème.

    La capitale du Manitoba est un lieu où se sont déroulés plusieurs événements marquants dans l’histoire des droits civiques au Canada.

    De plus, la population de la ville, comptant des membres des Premières nations, des Métis, des francophones et d’immigrants de multiples communautés ethniques, est une des plus diversifiées du Canada.

    La première pelletée de terre pour la construction du musée est donc soulevée en octobre 2003.

    L'événement est souligné par la journaliste Marie-Reine Roy dans un reportage diffusé à l’émission Ça vaut le détour, le 6 décembre 2003.

    Cette journée d'octobre est pleine d’émotion pour la famille Asper. Israel « Izzy » Asper est décédé subitement quelques jours plus tôt.

    De plus, si l'on prévoit inaugurer le musée en 2008, le chemin est semé d'obstacles.

    Un obstacle financier d'abord. La construction doit coûter 200 millions de dollars.

    On sollicite le gouvernement fédéral pour couvrir la moitié de cette somme. Or, ce dernier hésite à ouvrir ses goussets.

    Des documents secrets révèlent qu’Ottawa exige que la Fondation Asper, qui dirige le projet, s'assure de la participation des groupes d’intérêt sur les droits de la personne.

    Cela nous amène à l'obstacle politique. Le reportage de Marie-Reine Roy explique que plusieurs de ces groupes s’inquiètent du poids de la Fondation Asper dans le projet.

    Ce qui soulève le débat, c'est le choix d'exemples de violations des droits de la personne qui doivent être présentés dans le futur musée.

    L'importance accordée à la Shoah dans l'espace prévu du musée soulève plusieurs interrogations, voire de l’opposition, chez certains de ces groupes.

    En 2007, la réticence du gouvernement fédéral finit par s’estomper lors d'une visite du premier ministre fédéral, Stephen Harper, à Winnipeg.

    Comme le souligne la journaliste Marie-Christine Gagnon dans un reportage au National du 20 avril 2007, le premier ministre Harper assure qu’Ottawa donnera tout l’argent promis pour le projet.

    Le gouvernement Harper va même plus loin. Il accorde au futur établissement le statut de musée national.

    Du même souffle, le premier ministre ajoute une enveloppe additionnelle de plusieurs millions de dollars pour son fonctionnement annuel.

    Le statut du Musée canadien des droits de la personne est une première au Canada.

    En effet, jusque-là, toutes les institutions muséales nationales se trouvaient dans la région d’Ottawa-Gatineau.

    Reportage, 19 septembre 2014

    Le 19 septembre 2014, le rêve de la famille Asper est finalement réalisé, comme le confirme un reportage du journaliste Louis-Philippe Leblanc.

    C’est le gouverneur général du Canada, David Johnston, qui inaugure l’édifice. Ginette Reno vient chanter l’hymne national canadien.

    La cérémonie d'inauguration n'est cependant pas appréciée de tous.

    Des manifestants, particulièrement des Autochtones militant au sein du mouvement Idle No More, soulignent que le Canada est encore responsable de crimes contre les droits de la personne.

    De plus, plusieurs des 11 galeries du musée ne sont toujours pas terminées.

    La situation ne semble pas trop déranger les visiteurs, qui louangent l’espace et l’architecture du nouvel édifice.

    Depuis, la totalité du musée est ouverte au public.

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