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Attentat meurtrier lors d’un rassemblement du président Ghani, en Afghanistan

Des hommes transportent un corps dans la rue.

Des civils transportent un blessé à la suite de l'explosion survenue lors d'un rassemblement de partisans du président sortant Ashraf Ghani.

Photo : Reuters / Reuters TV

Radio-Canada

Une vingtaine de personnes ont été tuées mardi par l’explosion d’une bombe dans un rassemblement électoral du président Ashraf Ghani, dans le centre de l’Afghanistan. Peu après, une autre explosion a été rapportée au centre de Kaboul.

La violence électorale s’intensifie en Afghanistan à une dizaine de jours de la tenue des élections présidentielles dans le pays.

Mardi, un kamikaze a tué plus de 20 personnes et en a blessé une trentaine d'autres en se faisant exploser à proximité d’un rassemblement des partisans du président sortant Ashraf Ghani dans la ville de Charikar, dans la province centrale de Parwan.

Selon des bilans préliminaires de la police, des hôpitaux et du ministère de l'Intérieur, entre 22 et 24 personnes auraient été tuées par la déflagration et entre 31 et 38 autres auraient été blessées.

Selon Nasrat Rahimi, porte-parole du ministère de l’Intérieur, l’individu bardé d’explosifs s’est présenté au rassemblement politique sur une moto. L’homme a actionné ses explosifs après avoir été intercepté à un point de contrôle, alors que le président Ghani s’adressait à la foule.

Plusieurs femmes et des enfants font partie des victimes, rapporte le directeur de l’hôpital de Parwan, Abdul Qasim Sangin, qui ajoute que la majorité des morts et des blessés sont des civils.

Le président Ghani, qui se trouvait à distance de l’explosion, n’a pas été blessé, a assuré une porte-parole du gouverneur de la province de Parwan, Wahida Shahkar.

Explosion à Kaboul

Des blessés sur des civières dans un hôpital afghan.

Des blessés affluent dans un hôpital de Kaboul à la suite d'un attentat à la bombe près d'un centre de recrutement de l'armée.

Photo : Reuters / Mohammad Ismail

Une heure plus tard, un deuxième attentat à la bombe a secoué cette fois le centre de la capitale, Kaboul, faisant 6 morts et 14 blessés, selon un bilan préliminaire de la police locale.

Selon des photos de services de sécurité privée, l'explosion s'est produite près d'un centre de recrutement de l'armée, à proximité de l’ambassade américaine et du lieu où 12 personnes ont péri, le 5 septembre dernier, lors d’un autre attentat.

Violence électorale

Ces nouvelles violences surviennent en Afghanistan à 11 jours des élections présidentielles prévues dans le pays pour le 28 septembre. Le vote initialement prévu pour le 20 avril avait été reporté au 20 juillet, et ensuite en septembre, en raison du retard important dans le dépouillement des votes des législatives d’octobre 2018, mais aussi pour ne pas nuire aux négociations entre les talibans et les États-Unis.

Les talibans, qui n’ont pas revendiqué les attentats de mardi, ont néanmoins promis au début de la campagne électorale qu'ils feraient tout pour troubler le scrutin.

Les autorités afghanes et de nombreux observateurs étrangers s’attendent également à un regain de violence dans le pays au cours des prochains jours, notamment après la récente rupture des pourparlers avec les talibans par le président américain Donald Trump sur un éventuel retrait des forces américaines du pays.

18 ans de guerre

Les forces américaines occupent l’Afghanistan depuis l’automne 2001, à la suite des attentats du 11 septembre, soit depuis bientôt 18 ans. Près de 2 300 soldats y ont laissé leur vie et plus de 20 000 y ont été blessés.

Le Canada, qui a participé à la guerre d’Afghanistan, y a déployé plus de 40 000 soldats dans le pays entre 2001 et 2014. Il s’agit de la plus longue guerre qu’ait menée le Canada dans son histoire.

Au cours de ces 12 années de guerre, 165 Canadiens sont morts sur le sol afghan, dont 158 soldats et 7 civils. Environ 2 000 autres ont été blessés.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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