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Une candidate du PPC tient des propos jugés « racistes »

Un homme assis aux côtés d'une femme en fauteuil roulant.

Maxime Bernier en compagnie de Nancy Mercier, candidate du PPC dans Beauséjour

Photo : Facebook/Nancy Mercier

Radio-Canada

Nancy Mercier est candidate pour le Parti populaire du Canada dans la circonscription de Beauséjour, dans le sud-est du Nouveau-Brunswick. Sur son site web officiel, elle explique que c’est la « menace » de l’islamisme « envahissant notre pays » qui l’a motivée à se présenter pour la formation politique de Maxime Bernier. Ces propos sont jugés « racistes » par deux organismes d’accueil des immigrants.

La formation politique de Maxime Bernier, le Parti populaire du Canada (PPC), présente huit candidates et candidats au Nouveau-Brunswick. Nancy Mercier est l’une d’entre elles.

La candidate se décrit sur son site web comme étant une pasteure du clergé œcuménique et naturopathe. Elle y explique se présenter en politique parce qu’elle croit que le Canada a besoin de changements.

Mais surtout, c’est la fragilité de nos libertés et la menace du globalisme et de l’islamisme ou de l’islam radical envahissant notre pays en vertu de l’Agenda 21 ou 2030 et de la charia, qui ont le plus incité Nancy à se présenter à ce poste politique, peut-on lire sur le site de la candidate où elle ajoute que des vidéos sont à venir dans lesquelles elle parlera davantage de ces menaces.

On peut y lire des propos jugés « racistes » par des organismes.

Une capture d'écran du site web de la candidate Nancy Mercier.

Photo : Capture d'écran/site de Nancy Mercier

En entrevue à l’émission La Matinale de Radio-Canada Acadie, Maxime Bernier a réagi aux propos de sa candidate.

Elle a le droit à ses opinions et elle avance des propos que je dis aussi dans la campagne électorale. Je parle de préserver nos valeurs canadiennes. Je parle d’avoir un seuil d’immigration plus bas. Je parle de s’assurer de mieux intégrer nos immigrants et faire en sorte que ceux-ci partagent les valeurs canadiennes, a indiqué M. Bernier mardi matin.

Les gens qui sont racistes ne sont pas les bienvenus dans notre parti.

Maxime Bernier, chef du PPC

Pourtant, les propos tenus par Nancy Mercirer sont qualifiés de racistes par deux organismes d’accueil des nouveaux arrivants du Grand Moncton.

À mon avis, ce sont des propos des racistes, a lancé Myriam Mekni, directrice générale de l’Association multiculturelle du Grand Moncton.

Un homme et une femme discute autour d'une table.

Neil Boucher, directeur général du CAFI, et Myriam Mekni, directrice générale intérimaire de l'AMGM, font front commun pour dénoncer les propos jugés « racistes » d'une candidate du Parti populaire du Canada.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Hughes

Le message véhiculé par la candidate de Beauséjour ne facilitera pas le travail de Mme Mekni, qui consiste à bien accueillir les nouveaux arrivants, peu importe leur religion ou leur culture, afin qu’ils se sentent chez eux dans leur terre d’accueil.

Ce n’est pas le Canada dans lequel je voulais m’installer et je sais que ça ne reflète pas la majorité du reste du paysage politique. Ce n’est qu’une partie [...] Ça ne change pas mon avis à propos du Canada comme pays ouvert. C’est un peu alarmant. C’est un peu dangereux pour tout le monde, non seulement pour les immigrants et les nouveaux arrivants, mais aussi pour les Canadiens qui ont l’esprit ouvert et qui ne sont pas d’accord avec ces propos, a avancé Mme Mekni

Le Centre d’accueil et d’accompagnement francophone des immigrants du sud-est du Nouveau-Brunswick (CAFI) juge ces propos inquiétants.

Ces gens-là, en réalité, tout ce qu’ils veulent faire, c’est de devenir de bons citoyens, avoir un emploi, payer de l’impôt et faire parti de la communauté. C’est ça mon expérience au CAFI que ce soit des musulmans, des Jamaïcains, des Français ou des Belges, a avancé le directeur général du CAFI, Neil Boucher.

Plus tard en journée, mardi, Mme Mercier a réagi à ses détracteurs. La candidate persiste et signe en relançant le même message.

Appelez-moi toutes les noms que vous voulez à longueur de journée. Moi, ça ne me dérange pas. Moi je suis là pour protéger la liberté, notre liberté et notre sûreté en tant que Canadien, a affirmé Mme Mercier au micro de Radio-Canada.

Notre dossier Élections Canada 2019

Avec des informations de La Matinale et du journaliste Jean-Philippe Hughes

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