•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

À Hay River, une facture salée pour transformer le poisson

Une femme tient un poisson en main dans une usine dans laquelle se trouve une grande balance.

Les pêcheurs du sud du lac des Esclaves ont besoin d'une usine de transformation du poisson plus moderne pour relancer leur commerce.

Photo : Kirsten Murphy/CBC

Radio-Canada

Le projet de construction d'une nouvelle usine de transformation du poisson à Hay River, au sud de Yellowknife, coûterait environ 5 millions de dollars de plus que ce que le gouvernement comptait débourser.

Après un appel d’offres qui n'a intéressé que deux entreprises, le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest estime que les travaux coûteront désormais au moins 14 millions de dollars au lieu des 8,9 millions dollars qu’il avait inscrits dans son budget en janvier dernier.

Une pancarte gouvernementale annonce la construction d'une usine de transformation du poisson.

Le financement pour l’usine sera réparti entre les gouvernements fédéral et territorial.

Photo : Kirsten Murphy/CBC

La société Clark Builders a offert de construire l'usine pour 14,5 millions de dollars, alors qu’Arctic Canada Construction a fait une proposition de 14,1 millions de dollars.

Les 8,9 millions de dollars dégagés par les gouvernements fédéral et territorial concernent uniquement la construction et n'incluent pas les coûts de conception. De plus, cette enveloppe ne prend pas en compte le coût des machines à fileter automatisées déjà achetées et pour lesquelles Ottawa a versé 1,45 million de dollars.

Ce projet d'usine de poissons est géré par le ministère de l'Industrie, du Tourisme et de l'Investissement. Toutefois, ce dernier est incapable de dire combien d'argent a été dépensé pour la conception de l'usine ou pour les machines de traitement qui l’équiperont.

À la législature, le ministre de l'Industrie, du Tourisme et de l'Investissement, Wally Schumann, a déclaré que le gouvernement avait établi un budget total de 12 millions de dollars pour l’usine.

Un bâtiment peint en blanc et peint qui semble vieilli vu de l'extérieur en plein hiver.

L'usine actuelle de transformation du poisson à Hay River, dans les Territoires du Nord-Ouest, date de 1971.

Photo : Kirsten Murphy/CBC

Le gouvernement prévoyait de commencer les travaux de construction de l'installation de 1600 mètres carrés cet été et de les terminer pour l'automne 2020.

Un porte-parole du ministère a cependant déclaré qu'il croitque les travaux débuteront seulement cet automne et que le sort de l'usine dépendra de la prochaine Assemblée législative.

Des actions au lieu des promesses

Si elle est construite, l’infrastructure sera plus imposante, plus automatisée et aura une capacité de traitement annuelle de 1,4 million de kilos de poissons, soit environ trois fois le volume des prises des pêcheurs locaux. Mais l’homme responsable de la coopérative, Bert Buckley, qui est censé entretenir et exploiter l’usine une fois construite, doute que ces pêcheurs puissent augmenter leurs prises de façon aussi importante.

Un travailleur tient un bac rempli de poisson dans une usine.

Un travailleur empile des poissons à l'ancienne usine de transformation du poisson d'Hay River, construite en 1971.

Photo : Kirsten Murphy/CBC

D'après M. Buckley, le gouvernement a imaginé ce plan sans discuter avec les pêcheurs.

Ils utilisent la Fédération des pêcheurs [des T.N.-O.] pour signer des documents [...] simplement pour que le gouvernement ou le ministère puisse obtenir de l'argent, mais cela ne nous aide pas du tout.

Bert Buckley, pêcheur à Hay River

La nouvelle usine de traitement de poissons est promise depuis de nombreuses années, selon M. Buckley. Il ajoute que les pêcheurs ont besoin d’aide, notamment en ce qui concerne les garanties de prêt ou d’autres mesures visant à financer l’amélioration de leurs navires.

J'espère qu'avec l'arrivée du nouveau gouvernement nous pourrons avoir accès à un bâtiment, au lieu de grandes promesses et des actions qui ne mènent à rien, conclut-il.

Grand-Nord

Industrie des pêches