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La chaleur actuelle rime-t-elle avec été indien?

Le soleil brille au-dessus d'un parc à Winnipeg.

Le soleil brille dans le ciel de Winnipeg.

Photo : Radio-Canada / Marie-Michelle Borduas

Radio-Canada

Rien de mieux que des restes d’été après quelques jours pluvieux aux températures fraîches pour remonter le moral. Aux portes de l’automne, le redoux que vit le sud du Manitoba a des airs d’été indien. Mais qu’en est-il et que signifie cette expression populaire?

Un article de Marie-Michelle Borduas

Tout comme le terme canicule, certains critères doivent être respectés pour pouvoir qualifier une période de chaleur d’été indien. La météorologue d'Environnement et Changement climatique Canada, Natalie Hasell, explique, tout d’abord, que l’été indien survient en automne. La chaleur actuelle ne peut donc pas être considérée comme un été indien, puisque nous sommes toujours... en été. 

« Mais, si on était en automne, on regarderait une période de redoux, plutôt ensoleillée, après les premières gelées. Une période de gel est nécessaire pour définir la fin de l’été et ensuite la période de redoux serait appelée été indien », explique Mme Hasell.

Gel suivi d'un redoux

La période de redoux suivant un premier gel doit durer au moins trois jours et afficher des températures d’environ 5 degrés Celsius au-dessus des valeurs saisonnières pour mériter le titre d’été indien, selon les normes d’Environnement Canada. Il y a également peu de précipitations durant ces belles journées. 

Même si la météorologue consent à donner une définition populaire de ce qu'est l'été indien, Environnement et Changement climatique Canada n’utilise pas ce terme. 

« On parle plutôt de la variation du temps, d’une période de chaleur ou de radoucissement. C’est très semblable au fait qu’on n’utilise pas la définition populaire du mot canicule », précise Natalie Hasell.

L'origine de l'expression floue

Bien que les chaleurs de mi-septembre ne constituent pas un été indien, il n’en demeure pas moins qu’elles sont au-dessus des normales de saison. Une situation qui n’est cependant pas exceptionnelle, selon les rapports de données quotidiennes d’Environnement et changement climatique Canada pour Winnipeg. 

D’après les données disponibles en ligne, pour un 16 septembre, les températures ont été au-dessus des normales neuf fois depuis 1998. La température la plus chaude enregistrée par Environnement et Changement climatique Canada pour cette même journée l’avait été en 1979. Elle s’élevait à 32,8 degrés Celsius. À l’autre extrême, la température la plus basse enregistrée remonte à 1959, où il avait fait -2,2 degrés Celsius.

Bien que les origines de l’expression été indien ne soient pas connues avec précision, certaines hypothèses sont évoquées. 

Pour l'anthropologue Serge Bouchard, le terme viendrait des relations entre la France et les Autochtones. Lors des expéditions de la France en Amérique, dans la vallée du Saint-Laurent, les Français redoutaient l’hiver et le gel. Les Autochtones leur auraient expliqué le redoux suivant un premier gel, explique-t-il. Il ajoute que l’expression aurait ensuite été reprise par les Anglais, sous la forme d’Indian summer.

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