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La poussière dans l'air près d'un port, est-ce normal ou pas?

un pont routier avec des automobiles, la nuit, on voit un voile de grains dans l'air.

Le premier témoin de l'audience de lundi a parlé de cette photo d'un épisode de poussière en septembre 2013.

Photo : fournie par Jean-François Bertrand Avocats

Yannick Bergeron

Les avocats des résidents du quartier Limoilou et ceux du Port de Québec s'entendent sur une chose : il y a plus de poussières dans les quartiers centraux qu'ailleurs. Les avocats des installations portuaires affirment cependant que c'est normal.

Le procès pour un deuxième recours collectif qui vise le Port de Québec et l'entreprise Arrimage Québec, qui y effectue le transbordement de marchandises, s'est ouvert lundi au palais de justice de Québec.

Les avocats des citoyens réclament 1000 $ annuellement, pour les neuf dernières années, en plus de dommage punitif pour un montant global potentiel de 350 millions de dollars.

Avoir de la poussière en milieu urbain, c'est normal, clame Me Sylvain Chouinard, l'avocat d'Arrimage Québec, dans son allocution d'ouverture.

Il montre du doigt le réseau de transport lourd qui circule autour du quartier Limoilou pour expliquer la présence de poussière importante.

L'avocat du Port, Me Vincent Rochette, entend même déboulonner le mythe selon lequel la poussière proviendrait des installations portuaires.

Il présentera un rapport d'expert pendant le procès qui démontre que moins de 3 % des substances dont se plaignent les résidents proviennent du port.

Ce n'est pas normal de vivre dans la poussière

On n'est quand même pas à New York, s'est exprimé Patrick Nobert à sa sortie de la salle d'audience.

Locataire dans un immeuble de la 3e Avenue depuis plus de 15 ans, il a été le premier témoin appelé à la barre dans le cadre de ce recours collectif.

Il a raconté comment l'accumulation d'une poussière fine, mais abrasive l'oblige à nettoyer son balcon plusieurs fois par mois, à l'eau chaude.

Patrick Nobert au palais de justice, des micros devant lui, il regarde les journalistes

Patrick Nobert dit avoir souffert de la présence de poussière dans son quartier.

Photo : Radio-Canada

Au total, une soixantaine de citoyens doivent être entendus au cours des prochaines semaines.

Les avocats des citoyens entendent démontrer que la poussière est bien plus qu'un inconvénient pour eux.

Vivre dans la poussière continuellement, ce n'est pas normal, a signifié Me Philippe Trudel en ouverture de procès.

Il ne reste plus qu'à démontrer que c'est le port qui en est responsable, ce qui risque de se jouer lors des témoignages d'experts.

L'instigatrice du recours, Véronique Lalande, pense que le gros bon sens va l'emporter.

Il y a de la poudre à l'air libre, le vent du nordet rentre dedans, il y a des gens qui vivent à côté, et c'est là-dessus que ça va se jouer, résume-t-elle.

Au total, la Cour supérieure a prévu 44 jours d'audience d'ici Noël.

Québec

Procès et poursuites