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Une opération de secours malheureuse relance la question du droit à la vie privée

Une ambulance roule durant la nuit.

Le commissaire à la protection de la vie privée demande que les bénévoles de l'Autorité de santé de la Saskatchewan suivent le même cours sur la vie privée que les employés de l'organisme.

Photo : B Calkins/Shutterstock

Radio-Canada

Les bénévoles de l’Autorité de santé de la Saskatchewan doivent être mieux formés au respect du droit à la vie privée. C'est le commissaire à la protection à la vie privée qui le dit.

Cette recommandation fait suite à un incident survenu à Regina, le 18 mars 2018. Ce jour-là, une instructrice en réanimation cardiorespiratoire s'est rendue sur le lieu d’une intervention dans une résidence privée, avec les participants d’une de ses formations.

Elle donnait un cours de renouvellement d'accréditation à trois adultes d'Ambulances Saint-Jean lorsqu'un appel d’urgence a été reçu.

« Sa réaction immédiate a été d'amener avec elle les apprenants pour qu’ils puissent vivre l’expérience d’une intervention et peut-être réaliser une réanimation cardiorespiratoire. Elle a saisi le défibrillateur automatisé et le [le groupe] est parti », indique le collège des paramédicaux dans son rapport d'enquête entamée dans la foulée de l'incident.

Aucun des participants n’était un employé de l’Autorité de santé. L'instructrice était par ailleurs une première répondante bénévole.

Il n'y avait plus rien à faire

Le groupe est arrivé en premier sur place. La formatrice et un de ses élèves ont pris en charge la personne qui était en arrêt cardiaque, mais ils se sont vite aperçus qu’une réanimation était inutile.

D’autres premiers répondants sont arrivés peu après. Ils ont déclaré le décès de la personne.

Un comité disciplinaire du collège des paramédicaux s'est penché sur le déroulement de cette intervention. Il a conclu qu'une faute professionnelle avait été commise et le commissaire à la vie privée parle d'une atteinte à la vie privée.

Le commissaire demande que l’Autorité de santé oblige ses bénévoles à suivre le même cours sur la vie privée que ses employés.

Il recommande aussi que tous les apprenants concernés soient contactés pour s'assurer qu’ils n'ont révélé aucune information liée à cette intervention.

Avec les informations de CBC

Saskatchewan

Prévention et sécurité