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La GRC tente d'évaluer l'incidence des agissements illégaux d'Ortis

Un dessin de cour d'un homme blanc aux cheveux bruns.

Cameron Jay Ortis est accusé relativement à la Loi sur la protection de l'information.

Photo : Radio-Canada / Lauren Foster-MacLeod

Radio-Canada

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) tente toujours d’évaluer l’incidence, au pays et à l’étranger, de l’arrestation de Cameron Ortis, un de ses cadres supérieurs soupçonné d’avoir voulu dévoiler des informations secrètes à une entité étrangère.

Dans un communiqué publié lundi matin, la chef de la GRC, Brenda Lucki, explique que l’arrestation d'Ortis, 47 ans, qui était directeur général du Centre national de coordination du renseignement de la GRC, a causé une onde de choc au sein de l’organisation.

Cameron Ortis, qui est un employé civil de la GRC, a comparu vendredi dernier devant le tribunal pour répondre à sept chefs d’accusation, dont communication non autorisée d'informations opérationnelles, abus de confiance et utilisation non autorisée d'un ordinateur dans le cadre de ses fonctions.

Selon l’acte d’accusation, les faits reprochés se seraient produits entre le 1er janvier 2015 et le jour de son arrestation, jeudi dernier.

Certaines des accusations portées contre lui concernent des violations de la Loi sur la protection de l'information, laquelle est généralement invoquée lors de cas d’espionnage impliquant des puissances étrangères ou des groupes terroristes.

S'il est reconnu coupable, Cameron Ortis risque une peine maximale de 14 ans de prison.

Au service de la GRC depuis 2007, Cameron Ortis est un spécialiste de l'Asie du Sud-Est, des infrastructures stratégiques et des robots numériques.

Brenda Lucki lors d'une conférence de presse.

La commissaire de la GRC, Brenda Lucki

Photo : The Canadian Press / Justin Tang

En vertu des postes qu'il occupait, M. Ortis avait accès à de l'information que possédait la collectivité canadienne du renseignement. Il avait également accès à des renseignements provenant de nos alliés nationaux et internationaux.

Brenda Lucki, commissaire de la Gendarmerie royale du Canada

Nous sommes conscients des risques potentiels pour les opérations de nos partenaires au Canada et à l'étranger, et nous les remercions de leur collaboration soutenue, ajoute la commissaire Lucki.

Nous évaluons les conséquences des activités présumées au fur et à mesure que l'information devient disponible, a expliqué la chef de la GRC.

Cette dernière n’a cependant pas précisé la nature des informations compromises ni à qui elles étaient destinées, expliquant que l’enquête est en cours.

Bien que les accusations auxquelles fait face Cameron Ortis soient extrêmement perturbantes, Brenda Lucki a assuré les partenaires de la GRC que l'intégrité des enquêtes demeure la priorité de son corps de police, tout comme ce l'est pour la sécurité du public.

Selon CBC News, dans la mesure où le travail d’Ortis touchait aux opérations de sécurité nationale, plusieurs ministères fédéraux ont dû procéder à des vérifications internes des dommages liés à l'arrestation de cet homme.

Le premier ministre Justin Trudeau, qui fait campagne pour sa réélection, n'a pas commenté cette affaire outre mesure lundi, notamment en ce qui a trait aux répercussions de celle-ci pour les partenaires du Canada au sein du groupe Five Eyes, une alliance d'échange de renseignements qui regroupe les États-Unis, le Royaume-Uni, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et le Canada.

Je pense que les gens comprendront que je ne peux faire aucun commentaire public à ce sujet, mais je peux vous assurer que les autorités responsables sont en communication aux plus hauts niveaux, y compris avec nos alliés, a-t-il déclaré lors d'un arrêt à Waterloo, en Ontario.

Avec les informations de La Presse canadienne

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