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Comment vos candidats commencent la campagne sur les réseaux sociaux

Bulletin de vote où les cases sont des logos de différents réseaux sociaux.

Les réseaux sociaux sont devenus des outils incontournables des campagnes électorales.

Photo : Radio-Canada

Annie-Claude Luneau

La campagne électorale fédérale commence lentement en Abitibi-Témiscamingue.

Aucune conférence de presse, aucun débat, peu d’entrevues, quelques engagements ici et là, mais somme toute une première semaine assez calme.

Toutefois, dans cette longue campagne de 40 jours, on peut comprendre que les candidats locaux ne veulent pas dévoiler toutes leurs cartes dès la première semaine.

Des icône représentant différentes applications de réseaux sociaux sont affichées sur l'écran d'un téléphone intelligent.

La plupart des candidats en Abitibi-Témiscamingue se sont créé des pages sur Facebook.

Photo : AFP/Getty Images / Chandan Khanna

Jusqu’ici, la campagne s’est surtout déroulée sur le terrain. Les candidats participent à une série d’activités pour se faire connaître du public… et ils publient de nombreuses photos de ces activités sur les réseaux sociaux!

Parce qu’on est en 2019

La campagne électorale « traditionnelle », qui mise sur des apparitions dans les médias, entre autres, est peut-être en perte de vitesse.

Quand on sait que 83 % des adultes québécois utilisaient les réseaux sociaux l’an dernier (édition 2018 du CEFRIO), les candidats ont tout intérêt à s’en servir.

Facebook demeure le plus important réseau social au pays.

Presque tous les candidats ont créé, plus ou moins récemment, des pages professionnelles de candidat pour partager des engagements de leur chef, publier des photos ou même recruter des bénévoles.

L’analyse de la popularité des candidats sur les réseaux sociaux, en date du 13 septembre, permet de faire quelques constats.

D’abord, seulement quatre candidats sont inscrits sur les trois réseaux sociaux les plus populaires, soit Facebook, Instagram et Twitter : Sébastien Lemire, Mario Provencher, Claude Thibault et Alain Guimond.

Les comptes Twitter de Claude Thibault et de Mario Provencher sont cependant inactifs depuis quelques années.

Ces quatre candidats se présentent dans Abitibi-Témiscamingue, où la course démarre beaucoup plus rapidement que dans la circonscription voisine.

L’ancien maire de Rouyn-Noranda Mario Provencher a été le premier à se lancer dans la course pour le Parti conservateur, il y a près d’un an. Sa page Facebook a été créée le 16 octobre 2018 et compte plus de 300 mentions J’aime.

La libérale Claude Thibault a été candidate auparavant et compte déjà sur des appuis. Son compte Twitter date d’ailleurs de sa première élection, en 2015. Sa page Facebook de candidate a été créée le 22 juin dernier et compte pour l’instant 365 abonnés.

Alain Guimond a été le dernier à officialiser sa candidature, mais il a tout de même réussi à rattraper le retard en frôlant les 300 mentions J’aime.

Celui qui remporte la bataille des réseaux sociaux pour le moment est le candidat du Bloc québécois Sébastien Lemire.

640 mentions J’aime sur Facebook, 216 abonnés sur Instagram et 468 sur Twitter. Mais surtout, de l’activité sur chacune de ces plateformes.

À 35 ans, il est le plus jeune candidat dans la course, ce qui peut expliquer cette popularité et cette facilité avec les réseaux sociaux.

Toujours selon les données 2018 du CEFRIO, 93 % des adultes québécois de 35 à 44 ans utilisent au moins un réseau social. La proportion diminue avec l’âge. Elle se situe à 83 % chez les 45-54 ans et descend même sous les 60 % chez les 65-74 ans.

Lent départ dans Abitibi-Baie-James-Nunavik-Eeyou

Il y a moins d’action dans Abitibi-Baies-James-Nunavik-Eeyou, que se soit sur les réseaux sociaux ou sur le terrain.

Il faut dire que les candidats se sont tous déclarés assez tardivement, ils devaient donc construire leur équipe, trouver des bénévoles, un local, etc.

Là aussi, le Bloc québécois semble avoir pris d'assaut les réseaux sociaux. La candidate Sylvie Bérubé est liée à près de 600 personnes sur Facebook et Instagram.

Son adversaire Martin Ferron, candidat du Parti conservateur, n’est pas loin derrière, lui qui a officialisé sa candidature en janvier dernier.

Ils demeurent cependant en avance sur leurs rivaux. Isabelle Bergeron, du Parti libéral, atteint un peu plus de 200 personnes sur les réseaux sociaux : 205 sur Facebook et 5 sur Instagram.

Il faut cependant préciser qu’elle a été la dernière à se lancer dans la course.

La grande absente pour le moment est Jacline Rouleau, du Nouveau Parti démocratique. À l’exception d’une page Facebook personnelle, elle est absente des réseaux sociaux. La page de l’Association de circonscription NPD Abitibi-Baie-James-Nunavik-Eeyou relaie quelques informations, mais elle n’a pas tenu d’activité officielle depuis l’investiture, au printemps.

Des chiffres à prendre avec un grain de sel

Il convient cependant d’être prudent avec ces données.

Un appui sur les réseaux sociaux ne signifie pas un vote. Et il est impossible de faire une corrélation entre la popularité d’un candidat sur les réseaux sociaux et ses chances de l’emporter.

L’analyse de ces données nous donne plutôt une idée du niveau de préparation des équipes au moment du déclenchement des élections.

On peut aussi en déduire que les sympathisants de certains partis sont plus à l’aise de s’afficher publiquement.

Les médias traditionnels demeurent cependant importants pour les électeurs.

L’Enquête nationale sur les jeunes réalisée par Élections Canada à la suite de l’élection de 2015 révèle que 19 % des jeunes de moins de 35 ans ont utilisé les réseaux sociaux comme principale source d’information.

Les médias demeurent un élément essentiel, alors que 23 % des jeunes ont trouvé leurs informations sur le web, notamment grâce aux sites des médias, et 20 % à la télévision.

Attendez-vous donc à voir les candidats de la région être de plus en plus présents dans les médias locaux dans les prochaines semaines.

Abitibi–Témiscamingue

Politique fédérale