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Élections fédérales : la Basse-Côte-Nord veut se faire entendre

La plage de Chevery, en Basse-Côte-Nord

Photo : Radio-Canada / Jean-Louis Bordeleau

Laurence Royer

Le prolongement de la route 138 et la diversification économique font partie des priorités des électeurs de la Basse-Côte-Nord. Dans cette région isolée du Québec, rythmé par la pêche, les transports aériens et maritimes et les enjeux autochtones, les citoyens souhaitent, tant bien que mal, se faire entendre jusqu’à la Chambre des communes.

Sans surprise, les électeurs de la Basse-Côte-Nord réclament à nouveau le prolongement de la route 138 entre Kegaska et Blanc-Sablon, selon l’administratrice de la Municipalité de la Côte-Nord-du-Golfe-du-Saint-Laurent, Darlene Rowsell-Roberts.

Nous avons constaté l'intérêt de notre gouvernement fédéral pour la route 138. Ils ont confirmé l'intérêt à travailler avec Québec pour ce projet-là. Ça, c'est important. Pas juste pour la Basse-Côte-Nord, mais pour tout l'est du Québec et du Canada.

Plusieurs candidats de la circonscription de Manicouagan ont déjà promis de faire de la construction d'une route nationale entre le Québec et Terre-Neuve leur priorité. Promesse à laquelle on ne croit toutefois presque plus dans la région.

Darlene Rowsell-Roberts à son bureau.

L'administratrice de la Municipalité de la Côte-Nord-du-Golfe-du-Saint-Laurent, Darlene Rowsell-Roberts

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Notre dossier Élections Canada 2019

Au-delà de l’industrie de la pêche

Le village de Chevery, survit principalement grâce à la pêche. D'ascendance terre-neuvienne, Marius McKinnon espère que le prochain gouvernement ne misera plus que sur cette industrie pour assurer la richesse du Canada maritime. Les stocks de crabes et de crevettes diminuent, et selon lui, l'avenir passe par une route, et le tourisme.

Il y a encore des pêcheurs qui contribuent à l’économie du village, mais ça meurt tranquillement, explique-t-il en anglais. C’est triste. C’est une belle région à développer, mais on ne peut pas attirer des gens ici.

Marius McKinnon accorde une entrevue à Radio-Canada

Marius McKinnon est un citoyen de Chevery

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Une circonscription à part?

D'ascendance terre-neuvienne, Marius McKinnon fait partie des centaines d'anglophones qui peuplent l'extrême est du Québec. Avec une population bilingue, un territoire isolé, des infrastructures vieillissantes, Marius McKinnon et plusieurs électeurs rêvent du jour où leur réalité hors du commun leur vaudra une circonscription à part.

Il ajoute que plusieurs électeurs votent traditionnellement pour le Parti libéral du Canada en Basse-Côte-Nord, même si la circonscription a été majoritairement bloquiste depuis des années.

Les gens vont continuer de voter de la même manière qu’ils l’ont fait traditionnellement. Par contre, je sais qu’il y a des gens qui n’ont pas été impressionnés par le gouvernement Trudeau. Donc est-ce qu’ils vont voter pour un autre parti? C’est dur à dire.

Un homme en vtt devant une maison

Le village de Chevery

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Suzanne Thivierge, une citoyenne de Chevery, ajoute qu’il est illogique que la Basse-Côte-Nord fasse partie de la même circonscription que Tadoussac, à titre d’exemple.

Ils voudraient vraiment être à part parce que c'est une autre réalité. Les gens s'appellent les Coasters ici. C'est un monde à part. C'est comme leur pays. Ce n’est pas le Québec, ce n’est pas nécessairement le Canada. C'est vraiment la Basse-Côte-Nord.

La réfection de plusieurs quais partout sur la Côte-Nord, dont en Basse-Côte-Nord fait aussi partie des priorités de la région.

D'après le reportage de Jean-Louis Bordeleau

Côte-Nord

Politique fédérale