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Les organismes communautaires réclament de meilleures prestations de maladie et des logements sociaux

Logement social à Rimouski.

Logement social à Rimouski.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les organismes communautaires veulent une assurance-emploi révisée et un investissement massif pour les logements sociaux en vue des élections fédérales.

Le coordonnateur d'Action Populaire Rimouski-Neigette, Michel Dubé, considère que les modifications apportées au régime d'assurance-emploi du gouvernement précédent ne suffisent pas. Il insiste particulièrement sur la nécessité d'une augmentation de la période de prestations de maladie.

Actuellement, cette période est fixée à 15 semaines, au-delà de laquelle le malade doit se tourner vers l'aide sociale.

Michel Dubé en entrevue dans les bureaux de Radio-Canada.

Le coordonnateur d'Action populaire Rimouski-Neigette, Michel Dubé (Archives)

Photo : Radio-Canada

Michel Dubé a particulièrement en tête l'exemple d'une dame qui a vu ses revenus passer de quelques 400 dollars par semaine à 669 dollars par mois, suite à l'épuisement de ses prestations. Un véritable enfer pour elle, qui ne peut plus subvenir à ses besoins, résume-t-il.

Elle n'a même pas eu le temps d'avoir son diagnostic que ses prestations de chômage étaient déjà terminées. Sa compagnie d'assurance privée refuse pour l'instant de l'indemniser. [...] On espère une réponse positive de la compagnie, mais pour l'instant c'est une grande détresse.

Michel Dubé, coordonnateur d'Action Populaire Rimouski-Neigette

En février dernier, une enquête interne a démontré que la moitié de ceux qui ont reçu des prestations ne pouvaient reprendre leur travail après l'épuisement de ces prestations.

Demandes d'Action Populaire et du Comité logement Rimouski-Neigette

  • Augmenter la période de prestations de maladie à 52 semaines pour répondre aux situations de maladie grave
  • Mettre en œuvre une Stratégie canadienne sur le logement bonifiée
  • Établir une stratégie spécifique pour les logements en milieu autochtone

Des actions concrètes pour le logement social

La Stratégie canadienne sur le logement n'a toujours pas porté ses fruits, se désole Guy Labonté, coordonnateur pour le Comité logement Rimouski-Neigette. Cette stratégie, présentée par le gouvernement Trudeau en 2017, mettait fin à près de 20 ans de désengagement du fédéral en la matière. Le budget de 2017 prévoyait 11 milliards de dollars sur 10 ans pour assurer des logements adéquats et abordables aux Canadiens.

C'est un bel éléphant qui a accouché d'une souris jusqu'ici. On s'en doutait déjà un peu, parce que les sommes nécessaires allaient être débloquées juste après les élections de cette année.

Guy Labonté, coordonnateur pour le Comité logement Rimouski-Neigette

De plus, il n'y a toujours pas d'entente conclue sur la mise en œuvre de la stratégie entre Ottawa et Québec, qui refuse les exigences imposées par le fédéral. Il y aurait 244 000 ménages québécois qui éprouvent des difficultés liées au logement, dont 2850 à Rimouski.

Guy Labonté, coordonnateur du Comité logement Rimouski-Neigette

Guy Labonté, coordonnateur du Comité logement Rimouski-Neigette (Archives)

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Guy Labonté souligne que le Front d'action populaire en réaménagement urbain, dont son organisme est membre, demande 2 milliards d'investissements au Canada en logement social, dont 500 millions pour le Québec. Beaucoup plus que les quelques 110 millions prévus pour la province, indique-t-il.

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