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Le « fardeau » d’une femme de Thompson, contrainte d’accoucher à Winnipeg

Une femme enceinte est de profil devant un lac.

Kassandra Mckay appréhende de devoir se rendre de Thompson à Winnipeg pour accoucher par césarienne le 28 novembre.

Photo : Kassandra Mckay sur Facebook

Radio-Canada

La résidente de Thompson Kassandra Mckay doit parcourir 650 kilomètres pour se rendre à Winnipeg avant de pouvoir donner naissance à son troisième enfant. L’hôpital de Thompson a subi des dommages causés par l'eau au début de l’été, et les locaux sont toujours en reconstruction.

Au mois de juin, l’Office régional de la santé (ORS) du nord du Manitoba a annoncé que des climatiseurs défectueux ont causé « des dégâts importants » dans trois des quatre salles d’opération de l’Hôpital de Thompson.

Un total de 138 opérations chirurgicales non urgentes ont dû être transférées à Le Pas, à Flin Flon et à Winnipeg.

Selon le porte-parole de l’ORS du nord du Manitoba, Glenn Hildebrand, la reconstruction des locaux devrait s'achever avant la fin de l’année.

Kassandra Mckay espérait que la situation allait s'arranger d'ici le 28 novembre, date à laquelle elle doit accoucher par césarienne.

Non seulement je dois quitter Thompson, mais je vais devoir attendre à Winnipeg d’avoir ma césarienne alors que je serai enceinte de 36 semaines. Cela veut aussi dire deux semaines, voire trois, sans mes enfants. Je ne les ai jamais quittés aussi longtemps.

Kassandra Mckay, de Thompson

Kassandra Mckay devra choisir entre faire le trajet de 14 heures en voiture pour faire l’aller-retour ou prendre l'autocar et revenir à Thompson en avion avec le nouveau-né. Elle dit qu’elle n’aime pas l’idée de prendre l'autocar enceinte.

Le Programme de transport des malades du Nord lui remboursera l'essence ou le prix d’un des billets d’avion.

Toutefois, elle sera contrainte de trouver quelqu’un pour garder les trois enfants à sa charge à Thompson, ou bien de les emmener. Ces deux options comportent des coûts supplémentaires.

Durant un congé de maternité, on n’obtient que 55 % de son salaire, et c’est le cas seulement si on demande 12 mois. Non seulement je vais devoir payer mes factures à la maison, mais je dois économiser pour pouvoir payer l’essence, la nourriture et tous les frais pour séjourner dans une autre ville, dit-elle.

Même si je vais être remboursée à un moment, c'est de l'argent que je vais devoir avancer, ajoute-t-elle.

Kassandra Mckay se demande comment il se fait qu'une ville comme Thompson – un carrefour du nord du Manitoba, qui compte près de 13 000 habitants – soit aussi peu équipée pour fournir des services dans ce genre de situation.

Avec les informations de Rachel Bergen, CBC News

Manitoba

Santé publique