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Cinéma et télé : l'AQTIS approuve le rapport du médiateur du conflit avec les producteurs

Une personne portant un casque d'écoute se tient derrière une caméra, alors qu'elle filme le plateau d'une émission de télévision.

Les membres de l'AQTIS travaillent à la caméra, à la prise de son, au maquillage et à la coiffure, entre autres.

Photo : iStock

Radio-Canada

Les membres de l'Alliance québécoise des techniciens et techniciennes de l'image et du son (AQTIS) ont approuvé le rapport du médiateur dans leur conflit avec les producteurs, quelques heures après le Gala des prix Gémeaux.

Un communiqué de presse publié dans la nuit par l'AQTIS indique que ses membres ont voté à 85 % en assemblée générale pour la proposition négociée par un médiateur désigné par le ministère de la Culture.

Nous sommes très satisfaits du rapport du médiateur que nous avons présenté aux membres, affirme le directeur général de l'AQTIS, Gilles Charland, dans ce communiqué. Il se réjouit de gains en rémunération, en priorisation d'embauche des membres, en avantages sociaux et en santé et sécurité du travail, notamment.

Les productrices et producteurs de télévision et de cinéma, représentés par l'Association québécoise de la production médiatique (AQPM), ont publié leur propre communiqué pour réagir à ce vote de l'AQTIS. Selon eux, la recommandation du médiateur « reflète un véritable compromis entre les parties  ». La présidente et directrice générale Hélène Messier confirme que le comité de négociation de la production en proposera l'acceptation à ses membres.

L'AQPM fait toutefois appel au gouvernement pour réinvestir dans l'industrie qui produit des films et des émissions de grande qualité avec des moyens toujours plus réduits.

Si les gouvernements souhaitent que les emplois dans ce domaine demeurent intéressants et que la production dispose d'une marge de manœuvre additionnelle pour reconnaître le talent des membres de ses équipes, il est essentiel de revoir rapidement la façon dont la production audiovisuelle est financée, affirme Hélène Messier.

En plein discours de remerciement lors du Gala des prix Gémeaux, la productrice Fabienne Larouche a rendu hommage aux artisans de la télévision québécoise, qui est confrontée aux géants américains, comme Netflix, Amazon et Apple.

On n'a pas autant de moyens qu'eux, mais on a autant de talent, autant de passion, a-t-elle déclaré.

Solidarité avec les techniciens et techniciennes

Sur le tapis rouge menant au Théâtre St-Denis, où se déroulait la cérémonie, bon nombre d'artistes ont affiché leur solidarité avec les techniciens et techniciennes de l'image et du son.

L'AQTIS représente quelque 6000 pigistes – à la caméra, à la prise de son, au maquillage, à la coiffure et autres.

Vincent Leclerc, en nomination dans la catégorie du meilleur premier rôle masculin pour son interprétation de Séraphin dans Les pays d'en haut, estime qu'une intervention gouvernementale pourrait s'avérer nécessaire.

J'ai travaillé avec une maquilleuse le printemps dernier dont le salaire n'avait pas bougé en 20 ans. C'est toute l'industrie qui souffre, illustre-t-il. On fait de plus en plus de contenus avec de moins en moins de temps.

Ludivine Reding, en lice dans la catégorie du meilleur premier rôle féminin dans une série dramatique quotidienne pour Clash, se dit, elle aussi, de tout cœur avec les techniciens, avec qui elle forme des liens très forts lors des tournages.

On est une équipe. Il faut être solidaire, bien sûr. Sans techniciens, il n'y a rien qui se tourne. Leur travail est essentiel. Il faut que ce soit respecté et écouté.

Ludivine Reding

La comédienne Mylène Mackay a souhaité aux techniciens d'obtenir les conditions qu'ils demandent. Tout le monde a intérêt à avoir des conditions dans lesquelles ils sont confortables pour donner le meilleur d'eux-mêmes.

Stéphane Demers, qui a remporté le prix du meilleur premier rôle masculin dans une série dramatique annuelle pour O', a dit pour sa part ressentir l'essoufflementde ses collègues depuis cinq ans déjà.

Il n'y a absolument aucune télévision et aucun cinéma qui peut se faire sans qu'il y ait des gens hyper qualifiés et rémunérés de la bonne façon. C'est vrai pour les comédiens et pour les techniciens. Il faut aussi des horaires de travail où on va être à notre meilleur et pas toujours en train d'éteindre des feux. Ça reste de la business, mais de l'art aussi!

Avec les informations de La Presse canadienne

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