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La galerie Beaverbrook célèbre ses 60 ans

Deux murets sur lesquels sont accrochés des dizaines de tableaux de Cornelius Krieghoff.

La galerie Beaverbrook célèbre ses 60 ans cette année.

Photo : Radio-Canada / Camille Bourdeau

Radio-Canada

Il y a 60 ans, Lord Beaverbrook offrait au Néo-Brunswickois une galerie d’art, remplie d’oeuvres d’ici et d’ailleurs. Afin de souligner cet anniversaire, on vous propose de découvrir des oeuvres qui faisaient partie de la toute première collection, en 1959.

Les fêtards (1860) - Cornelius Krieghoff

Scène d'hiver devant une aubergeAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les fêtards (1860) - Cornelius Krieghoff

Photo : Camille Bourdeau

L’oeuvre de l’artiste canadien le plus connu du XIXe siècle, Cornelius Krieghoff, propose une scène d’hiver animée, mettant en scène une cinquantaine de personnages ivres à l’extérieur d’une auberge. 

Beaverbrook n’aimait pas l’art abstrait, il aimait les portraits et les toiles qui racontaient une histoire. Dans cette peinture, il y a une dizaine d’histoires.

John Leroux, directeur des collections

La variété de scénarios illustrés a plu au fondateur de la galerie, qui a payé 25 000 $ pour la toile dans les années 1950, soit le plus grand montant jamais payé pour une peinture canadienne à cette époque.


Hameau (1957) - Jean-Paul Riopelle

Peinture abstraiteAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Hameau (1957) - Jean-Paul Riopelle

Photo : Radio-Canada / Camille Bourdeau

Jean-Paul Riopelle est reconnu pour avoir révolutionné le monde artistique et philosophique du Québec, avec l’artiste Paul-Émile Borduas. 

C’est la période classique de Riopelle avec les [couteaux à peindre], c’est vraiment une toile importante [...] C’était abstrait, mais avec beaucoup de texture, l’épaisseur de la peinture était importante, il y avait une présence physique, comme si on pouvait sauter dedans!

John Leroux, directeur des collections

Cette oeuvre des années 1950 fait partie des rares peintures abstraites que Lord Beaverbrook avait achetées pour l’ouverture de sa galerie. 


Cap Mudge : une famille indienne avec un poteau totémique (1912) - Emily Carr

Famille autochtone dans un village de la Colombie-BritanniqueAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Cap Mudge : une famille indienne avec un poteau totémique (1912) - Emily Carr

Photo : Radio-Canada / Camille Bourdeau

Emily Carr est une artiste importante dans l'histoire de l’art canadien. 

Originaire de la Colombie-Britannique, elle s’inspirait beaucoup des paysages qui l’entouraient.

Elle aimait capter les villages autochtones, avec les totems, la vie traditionnelle qu’elle croyait en voie de disparaître, explique John Leroux.


Nues sur le rivage (1950) - Alex Colville

Deux femmes nues, sur une plageAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Nues sur le rivage (1950) - Alex Colville

Photo : Radio-Canada / Camille Bourdeau

Dans les années 1940, Alex Colville était étudiant en art à l’Université Mount Allison, à Sackville, où il a enseigné par la suite. On trouve plusieurs de ses oeuvres dans la section de la région Atlantique de la Galerie Beaverbrook. 

Nues sur le rivage est l’une de ses premières œuvres des années 1950. 

Ça montre bien son style, un peu surréaliste, avec un peu de mystère, explique John Leroux. Les figures sont très propres, mais il y a quelque chose de glacé.


Santiago El Grande (1957) - Salvador Dalí

Grande toile dans une galerie sur laquelle on voit un homme sur un cheval.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Santiago El Grande (1957) - Salvador Dalí

Photo : Radio-Canada / Camille Bourdeau

La pièce iconique de la Galerie Beaverbrook est sans contredit cette oeuvre gigantesque de Salvador Dalí. 

L’oeuvre représente l’apôtre Saint Jacques, le saint patron de l’Espagne, qui émerge de l’océan sur un cheval blanc, en brandissant une croix. 

Le tableau avait été créé pour être exposé au pavillon espagnol de l’exposition universelle de 1958, à Bruxelles, en Belgique. 

Il a été vendu peu de temps après à Lady Dunn, une amie de Lord Beaverbrook, qui en a fait don à la galerie de Fredericton juste avant son ouverture. 

Il s’agit de l’oeuvre la plus prestigieuse de l’établissement et l’une des plus précieuses du Canada.


Helena Rubinstein (1957) - Graham Vivian Sutherland

Femme d'affaire vêtue d'une robe fleurie et d'un grand collier de perlesAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Helena Rubinstein (1957) - Graham Vivian Sutherland

Photo : Radio-Canada / Camille Bourdeau

L’oeuvre de l’artiste britannique est un portrait de la femme d’affaires Helena Rubinstein, qui a révolutionné le monde des cosmétiques au début des années 1900. 

La riche entrepreneure embauchait régulièrement des artistes contemporains pour peindre ses portraits, mais celui-ci se serait retrouvé à Fredericton parce que Helena Rubinstein ne l’aimait pas. 

Elle n’aimait pas vraiment ce portrait, elle l’a laissé venir ici parce qu’elle pensait que personne ne le verrait à Fredericton

John Leroux, directeur des collections

Fait inusité : 

La façade du bâtiment indique Galerie Beaverbrook 1958, alors que la galerie n’a ouvert ses portes qu’en 1959. La construction était bel et bien terminée en 1958, mais Lord Beaverbrook n’était pas satisfait de l’éclairage à l’intérieur de la galerie. Il a donc reporté l’ouverture officielle d’un an, afin que tout soit à son goût.

Nouveau-Brunswick

Arts visuels