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Le train léger sur rail subit son véritable test lundi

Des personnes se pressent pour monter à bord du train léger.

De nombreuses personnes ont utilisé le train léger lundi matin.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des milliers de personnes ont choisi de se rendre au travail lundi en empruntant le train léger sur rail, l’O-Train. Inauguré 456 jours après la date prévue, le train porté par un projet de 2,1 milliards vit son premier vrai test avec cette affluence de passagers.

Les avis des usagers sont partagés sur l'efficacité et sur le temps pour effectuer les trajets que propose le train léger.

Ils sont nombreux à emprunter les 13 stations de la ligne de la Confédération, toutes réparties le long d’un système de rails de 12,5 km traversant Ottawa d’est en ouest. Mais plusieurs d'entre eux préfèrent encore monter à bord des autobus.

D’après OC Transpo, les trains de deux wagons peuvent accueillir jusqu’à 600 passagers, dont 240 assis. En période de pointe, il y aura des départs toutes les cinq minutes et moins, selon l’agence de transport.

Un moment marquant pour la Ville d'Ottawa

Mathieu Fleury, membre du comité des transports de la Ville d’Ottawa et conseiller municipal du quartier Rideau-Vanier était l’invité de l’émission les Matins d’ici.

Le conseiller Mathieu Fleury en entrevue.

Le conseiller Mathieu Fleury indique que cela prendra trois semaines pour roder le tout.

Photo : Radio-Canada

C’est une modernisation complète. On se donne 3 semaines où on va roder le réseau. Il ne faut pas être pressé pour se rendre au travail aujourd'hui. Le 6 octobre prochain, ce sera le moment de vérité. En 2023, plus de 80% des résidents vivront à moins de 5 kilomètres d’une station. Hier, je suis retourné avec ma famille avec un carrosse, a-t-il mentionné.

Le train léger amène une modernisation.

Mathieu Fleury, membre du comité des transports de la Ville d’Ottawa

Ça apporte un certain niveau de prestige au niveau international. Dans quelques années on arrive à la deuxième phase, qui ira à l’aéroport. Aller en souterrain, c’était important. Il y a eu l’opportunité des investissements fédéraux. Et pour la phase 2, les travaux ont débuté. Dans l’ouest, elle ne va pas assez loin, a ajouté Mathieu Fleury.

Pour sa part, Sophie St-Pierre, directrice adjointe du Service des communications, du marketing et des relations avec la clientèle à la Société de transport de l'Outaouais (STO), constate les nouvelles habitudes des usagers du train léger.

Un peu plus de 82 % de notre clientèle est arrivée à destination quand elle arrive dans le centre-ville d’Ottawa. Ce qui va nous affecter, c’est quand on va changer nos parcours en 2020. On fait beaucoup de tests avec OC Transpo, a-t-elle expliqué.

À la STO, on a une croissance phénoménale, le train léger, ça nous donne une vision d’avenir et de l’espoir pour la croissance, a précisé Mme St-Pierre.

Le réseau va continuer de se développer au courant des prochaines années. D'ici 2022, les trains pourront se rendre jusqu'à Riverside Sud et à l'aéroport, à Orléans en 2024 et jusqu'au Collège Algonquin en 2025.

Un temps similaire ou un peu plus long

Bernadette Vanne a fait son premier trajet à bord du train léger lundi matin. Elle a pris un autobus de Barrhaven à Tunney’s Pasture, puis le train jusqu’à la station Lyon au centre-ville. Elle a constaté que le trajet en train lui a pris le même temps que si elle l'avait fait en autobus.

Une femme regarde sa montre.

Bernadette Vanne a calculé le temps que lui a pris son trajet en train léger.

Photo : Radio-Canada / Jérémie Bergeron

Présente à la station Tunney’s Pasture, Catherine McKenna, députée fédérale d'Ottawa-Centre, a mentionné qu’elle ferait une annonce pendant la campagne électorale concernant la convergence entre les deux systèmes de transports entre Ottawa et Gatineau.

On doit avoir un plan de transport. Les gens habitent des deux côtés, vivent des deux côtés. Si on veut une capitale la plus verte dans le monde, on a besoin de ça, a-t-elle affirmé.

De son côté, Sagal Maxamud est montée à bord du train, mais en est sortie pour prendre l’autobus afin de gagner du temps.

Une femme répond aux questions du journaliste.

Sagal Maxamud ne croit pas réutiliser le train léger avant la prochaine phase de développement.

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

De la station Blair à Campus, j’ai réalisé que ça me prenait 15 minutes de plus, alors j'ai opté pour un autre autobus, a expliqué Mme Maxamud.

Je suis contente de l’ouverture du train léger, mais je suis quand même déçue du service.

Sagal Maxamud

Mme Maxamud a ajouté : Je crois que le train, spécialement pour les gens qui habitent le secteur Orléans, va être inutile avant qu’ils ouvrent la prochaine phase, ça ne vaut pas la peine pour l’instant.

Ottawa-Gatineau

Transport en commun