•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une journée dans la vie d’un opérateur de train léger

L'homme regarde la caméra.

Ken Woods, opérateur de train léger

Photo : Radio-Canada / Hallie Cotnam

Radio-Canada

Le coeur de l’opérateur de train léger Ken Woods s’est presque arrêté lorsqu’il s’est assis pour la première fois aux commandes d’un train léger d’Ottawa.

Alors que le grand public peut monter à bord du train depuis ce samedi, cet ancien chauffeur d’autobus d’OC Transpo s’entraîne à le faire fonctionner depuis 2017.

C’est un emploi qu’il avait hâte d’occuper, même après 18 ans à conduire des autobus.

C’est exactement ce que j’avais envie de faire, dit-il en entrevue.Je veux dire, depuis que je suis tout petit. Qui n’a pas rêvé de conduire un train?

En quoi consiste maintenant sa journée de travail?

Ken Woods aux commandes d'un train léger.

M. Woods dit que les interactions avec les passagers vont lui manquer.

Photo : Radio-Canada / Hallie Cotnam

Ça commence tôt

Du lundi au vendredi, les trains commencent à rouler à 5 h. M. Woods doit donc se lever avant eux.

Je me lève autour de 4 h pour un quart de travail qui commence à 5 h, explique-t-il.

Il enfile ensuite son uniforme : un chandail bleu, des pantalons de travail et des bottes à embout d’acier.

La seule différence entre cet uniforme et celui des chauffeurs d’autobus est que nous devons porter un gilet de haute visibilité, souligne-t-il.

Cette veste aide à garder les opérateurs en sécurité s’ils doivent quitter le train pour quelque raison que ce soit.

Parfois, M. Woods déjeune avant son quart de travail. Il passe alors souvent au Tim Hortons près de Belfast Yard, où se trouve l’installation de maintenance et de stockage d’OC Transpo.

Un opérateur de train léger attend le train.

Contrairement aux chauffeurs d'autobus, les opérateurs de TLR devront porter un gilet fluorescent au cas où ils auraient besoin de sortir rapidement du train, a expliqué M. Woods.

Photo : Radio-Canada / Andrew Lee

Le boulot

Contrairement à ce qui se passe dans un autobus, un ordinateur contrôle partiellement le train léger.

Il y a les rails qui te tiennent en place. Oui, il y a un ordinateur qui contrôle ta vitesse, mais c’est toi qui prends les décisions, soutient M. Woods.

S’il croise un opérateur en direction opposée, il essaie d’être amical.

Beaucoup de ces interactions surviennent à 70 ou 80 km/h, donc c’est difficile de savoir si c’est Terry ou pas. Si ce n’est pas lui, je le salue quand même, rigole-t-il.

M. Woods doit toujours amener un repas pour son heure de lunch, puisqu’elle doit se dérouler à la station Bayview, où il n’y a que des micro-ondes.

La journée se termine

À la fin de la journée, M. Woods s’attend à être un peu fatigué.

C’est une grosse responsabilité qui prend beaucoup de concentration, juge-t-il à propos de la voie de guidage qu’il doit surveiller.

Vous surveillez chaque interrupteur, vous vérifiez leur alignement, vous surveillez les gens sur les quais, ajoute-t-il.

Jusqu’à maintenant, M. Woods était généralement aux prises avec des travailleurs se tenant près de la voie, mais la surveillance va s’intensifier maintenant qu’il y a des passagers.

Il va falloir surveiller des dizaines de personnes sur le quai d’embarquement, évaluer les risques et arrêter le train, a-t-il précisé.

Ottawa-Gatineau

Transport en commun