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Les courses partagées roulent à fond de train à Gatineau

Deux femmes en fauteuil roulant se font poussées par des coureurs sur un sentier.

Les courses partagées se tiennent tous les dimanches entre mai et octobre.

Photo : Radio-Canada / Kim Vallière

Radio-Canada

Depuis deux mois, les courses partagées permettent à des gens à mobilité réduite de Gatineau de découvrir les joies de la course à pied, grâce à la collaboration de passionnés de ce sport.

Le concept des courses partagées est né en 2015 à Sherbrooke. Des gens dont la mobilité est réduite — en raison d’un handicap ou de l’âge — se font pousser par des coureurs.

Pour la fondatrice des courses partagées de Gatineau, cette première saison est un rêve devenu réalité. Sonia Béland a longtemps cherché une façon de partager sa passion pour la course avec son amie d’enfance, paraplégique depuis ses 18 ans.

La fébrilité d’un départ de course, je trouve ça magique et je me suis dit : “Jamais Karine [ne] pourrait vivre ce moment-là”. Alors, mon but, c’était de lui faire vivre ce moment-là, a-t-elle relaté.

Sonia Béland et Benoît Laflamme en entrevue dans un parc près d'un kiosque.

Sonia Béland et Benoît Laflamme, des Courses partagées de Gatineau.

Photo : Radio-Canada / Kim Vallière

Chaque dimanche depuis la mi-juillet, elles peuvent maintenant vivre cette euphorie ensemble, tout comme de nombreuses autres personnes à mobilité réduite de la région.

On se demande tout le temps pourquoi on court et pour qui on court. Cette raison-là nous donne la motivation de nous lever le matin, le dimanche, pour venir ici.

Sonia Béland, fondatrice des Courses partagées de Gatineau

Des bienfaits pour la santé physique et mentale

Quand tu sens le feeling du vent dans le visage, c’est extraordinaire, témoigne le porte-parole des Courses partagées de Gatineau, Benoît Laflamme, auquel il manque une jambe depuis la naissance.

C’est un constat que partage Karine Dupuis, alors qu’elle se fait pousser par son amie Nathalie Turmel.

C’est vraiment plaisant. Avoir la liberté tout en sachant qu’on est supervisés. C’est tellement agréable, sentir le vent.

Karine Dupuis, co-coureuse
Nathalie Turmel (à gauche) et Karine Dupuis (à droite) en entrevue dans un parc.

Nathalie Turmel (à gauche) et Karine Dupuis (à droite) ont participé, dimanche, à une course partagée à Gatineau.

Photo : Radio-Canada / Kim Vallière

C'est également une façon aussi de briser l’isolement et de participer à une activité sportive. Je n’avais jamais fait le tour du lac Leamy. J’ai une de mes filles qui vient souvent faire des marches, a relaté Claire Dumont-Charrette, une co-coureuse.

Je fais des marches toute seule à l’intérieur de l’édifice où on habite et je suis obligée de les faire en marchette, a-t-elle ajouté.

Claire Dumont-Charrette flanquée d'un homme devant un kiosque dans un parc lors d'une entrevue.

Claire Dumont-Charrette est co-coureuse et constate que les courses partagées lui permettent de briser l'isolement.

Photo : Radio-Canada / Kim Vallière

De plus grandes visées pour la prochaine saison

Les Courses partagées de Gatineau se poursuivent jusqu’en octobre, mais déjà, les responsables pensent à l’an prochain.

Ils souhaitent acheter quatre fauteuils adaptés Kartus supplémentaires pour avoir une flotte de six fauteuils à l'ouverture de leur deuxième saison... Sauf qu’un seul Kartus coûte 4000 $.

Plus on va avoir des dons et des commandites, plus on va pouvoir se procurer de Kartus, plus on va pouvoir faire vivre ce mouvement-là, ce plaisir-là de courir ensemble à plus de monde dans la région de l’Outaouais, a souhaité M. Laflamme.

Ce dernier espère également que d’autres régions se lanceront dans l’aventure des courses partagées, pour éventuellement organiser un événement panquébécois regroupant toutes les organisations de la province.

Avec les informations de Kim Vallière

Ottawa-Gatineau

Course